Les taliban résistent à Kunduz, progressent dans le Nord-Est

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KABOUL, 2 octobre (Reuters) - L'armée afghane se heurtait encore à des poches de résistance des taliban vendredi à Kunduz, au lendemain de la reprise du centre de la ville du nord de l'Afghanistan après trois jours d'occupation par les insurgés islamistes. Les taliban sont dans le même temps passés à l'offensive dans le nord-est du pays, où ils ont pris le contrôle d'un district de la province de Badakhsan dans la soirée de jeudi, a annoncé vendredi un porte-parole du gouverneur. Selon le porte-parole des taliban, Zabihullah Mujahid, 50 soldats ont été tués et 28 postes de contrôle capturés au cours de cette offensive visant une région stratégique, le long de l'autoroute qui conduit au Tadjikistan. Les insurgés ont également affirmé avoir abattu un avion de transport américain qui s'est écrasé dans la nuit sur l'aéroport de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, faisant onze morts. Le Pentagone a évoqué de son côté un accident. ID:nL5N12204L Selon des habitants de Kunduz, la plupart des taliban ont fui la ville de 300.000 habitants devant la contre-offensive lancée par l'armée afghane avec le soutien aérien américain, mais certains combattants islamistes se sont retranchés dans des maisons pour résister aux forces gouvernementales. "Les taliban qui connaissaient Kunduz sont partis mais beaucoup de combattants étrangers n'ont pas pu fuir et ils se cachent dans les maisons dans certains secteurs du centre-ville et résistent encore", a témoigné Ahmad Sahil, un producteur de la télévision afghane. Depuis l'attaque lancée lundi à l'aube par les taliban, les combats ont fait au moins 60 morts et près de 500 blessés, a indiqué un porte-parole du ministère de la Santé. Les services de la présidence afghane ont accusé vendredi dans un communiqué les taliban de s'être livrés à des meurtres, des viols et des pillages pendant l'occupation de la ville, et assuré qu'ils seraient "jugés pour ces crimes". Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a exprimé de son côté son inquiétude croissante pour la population civile de Kunduz, soulignant que les hôpitaux manquent de personnel et de médicaments et que les déplacements restent impossibles en raison de la poursuite des combats. (Mirwais Harooni et Jessica Donati; Tangi Salaün pour le service français)

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