Les Syriens défient à nouveau Assad

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Des dissensions seraient apparues au sein de l'armée, qui continue à réprimer durement les manifestations. À Deraa, épicentre du mouvement de protestation, des milliers de manifestants scandaient: «Plutôt la mort que l'humiliation.»

Le mur de la peur est-il en train de s'effondrer en Syrie? Dans les villes de province, les jeunes Syriens continuent à braver les tirs à balles réelles de la police, descendant dans la rue pour y crier qu'ils ne se laisseront plus humilier par le régime autoritaire de Bachar el-Assad.

Une «Syrie libre»

Dans ce que beaucoup d'observateurs du monde arabe qualifient déjà de «révolution syrienne», un rythme semble s'installer, avec le vendredi comme jour central de la contestation. Le vendredi, en milieu de journée, les hommes se rendent dans les mosquées pour ce qu'on appelle en islam la «grande prière». C'est toujours à la sortie des mosquées que se forment des cortèges de protestataires réclamant une «Syrie libre», lesquels sont bientôt pris à partie par la police antiémeute ou par des groupes de paramilitaires (syriens ou libanais du Hezbollah) embusqués sur les toits et munis de fusils à lunette. Les morts - il y en aurait eu presque 200 depuis un mois - s

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