Les syndics de copropriété mis à l'index

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(lerevenu.com) - A la veille de la période des assemblées générales et à quelques semaines de la présentation de la réforme de la loi sur les copropriétés, l'UFC-Que Choisir et l'ARC publient les résultats de l'Observatoire sur les pratiques tarifaires et contractuelles des cinq principaux syndics (Foncia, Nexity, Citya, Urbania et Immo de France).

Présentation fallacieuse de leurs forfaits, double facturation de prestations, prolifération de clauses abusives dans leurs contrats, les mauvaises pratiques des syndics sont légion, analyse l'Observatoire. Par exemple, « bien que la loi fasse du compte bancaire séparé le principe, les syndics lui appliquent, à l'exception de Citya, un surcoût dissuasif par rapport au compte unique compris entre 15 et 40 % ». Résultat : près de 95 % des copropriétés sont au compte unique, alors même que celui-ci leur est plus défavorable.

Les prestations particulières viennent aussi renchérir les honoraires « en raison des méthodes bien contestables de fixation des prix : les honoraires de travaux sont ainsi indexés sur le montant TTC des travaux », explique l'UFC-Que Choisir. Aussi, de plus en plus de prestations sont payées à la vacation, dont le montant varie en fonction de l'heure d'intervention et de la qualité de l'intervenant choisi par le seul syndic.

Alors que les honoraires des syndics ont flambé ces dernières années et que la satisfaction des copropriétaires est bien terne (64 % contre 84 % pour les syndics bénévoles), l'UFC-Que Choisir et l'ARC demandent quatre mesures concrètes : l'instauration obligatoire d'un compte séparé, la standardisation d'un véritable « contrat tout compris », le plafonnement des frais dits « privatifs » (état daté, mise en demeure?) et la possible résiliation annuelle du contrat de syndic pour dynamiser la concurrence.

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