Les syndicats ne veulent pas renégocier sur l'assurance chômage

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LES SYNDICATS EXCLUENT TOUTE RÉVISION DE L'ASSURANCE CHÔMAGE DANS L'IMMÉDIAT
LES SYNDICATS EXCLUENT TOUTE RÉVISION DE L'ASSURANCE CHÔMAGE DANS L'IMMÉDIAT

PARIS (Reuters) - Les dirigeants des principaux syndicats français, la CFDT, la CGT et Force ouvrière, s'opposent au souhait exprimé à plusieurs reprises ces dernières semaines par Manuel Valls de modifier les règles d'indemnisation des chômeurs.

Le Premier ministre a expliqué que l'objectif d'une telle réforme serait de faire baisser le nombre record de demandeurs d'emploi en France.

"Il n'y a pas de ballon d'essai, pas d'intention cachée", assure-t-on cependant dans son entourage.

L'évolution de l'assurance chômage est un sujet parmi d'autres mais pas nécessairement d'actualité immédiate, même si les partenaires sociaux peuvent commencer à "réfléchir" à la négociation qu'ils auront en 2016 sur une nouvelle convention, ajoute-t-on de même source.

Le système d'assurance chômage français est géré par les organisations patronales et syndicales représentatives.

La convention qu'elles ont conclue en mars, en vigueur depuis le 1er juillet, fixe les règles d'indemnisation jusqu'en 2016. Une de ses dispositions, les "droits rechargeables", s'applique seulement depuis le 1er octobre.

"Il n'est pas question, dans cette période d'augmentation du chômage, de baisser les droits des chômeurs et encore moins de renégocier la convention d'assurance chômage", a déclaré mercredi le secrétaire général de la CFDT, sur i>TELE.

"Nous n'avons été nullement consultés sur ce sujet-là par le gouvernement, donc il est hors de question de rouvrir des négociations", a ajouté Laurent Berger.

Le numéro un de la CGT, Thierry Le Paon, a rappelé que les partenaires sociaux sortaient juste d'une négociation.

"Ce n'est pas un sujet à l'ordre du jour pour la CGT. Notre préoccupation première, c'est de faire en sorte que tous les chômeurs puissent être indemnisés et de faire en sorte que la croissance et l'emploi redémarrent", a-t-il dit à i>TELE.

Ce n'est ni "sérieux" ni acceptable, a renchéri au micro de Sud-Radio leur homologue de FO, Jean-Claude Mailly, qui a dénoncé une "nouvelle dérive libérale".

"Ce n'est pas du ressort du gouvernement", a-t-il dit. "Ou alors le gouvernement veut reprendre la main sur la négociation sociale et c'est dangereux (...) On est dans l'imposture, ce n'est pas un dossier d'actualité."

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s'est efforcé de ramener le calme sur ce dossier.

"Je peux vous dire que, dans ce domaine, il n'y a pas de réforme qui se fasse sans les partenaires sociaux", a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

"La convention Unedic a été négociée l'an dernier et la prochaine négociation, c'est en 2016", a-t-il ajouté. 

(Jean-Baptiste Vey, avec Emmanuel Jarry et Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse)

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  • dlabore le mercredi 8 oct 2014 à 16:14

    c'est un syndicat de chômeur qui veut pas discuter ils vont faire la gréve

  • ceriz le mercredi 8 oct 2014 à 14:57

    POURTANT VA FALLOIR AVEC OU SANS EUX ; plus de sous!

  • lorant21 le mercredi 8 oct 2014 à 14:47

    Il va falloir se passer d'eux. Quelle tristesse.

  • M940878 le mercredi 8 oct 2014 à 14:35

    VA BIEN FALLOIR POURTANT ! mais ces syndicats subventionnés par nos impôts ne représentent que 4% des travailleurs