Les syndicats de Mory Ducros veulent limiter la casse sociale

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PARIS (Reuters) - Les responsables syndicaux de Mory Ducros, transporteur routier en redressement judiciaire, veulent limiter le nombre de suppressions d'emplois dans le cadre du plan de reprise présenté par l'actionnaire majoritaire, Arcole Industries.

Ce plan prévoit la sauvegarde de 1.900 emplois au total dans le groupe, sur les quelque 5.000 que compte le numéro deux du secteur en France derrière Geodis.

Il est soutenu par le gouvernement et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé un prêt de 17,5 millions d'euros de l'Etat destiné le faire aboutir.

"L'objectif est de sauver un maximum d'emplois", a dit à Reuters Fabian Tosolini, secrétaire national de la CFDT Transports. "S'il y a 2.000 salariés sauvés par l'offre d'Arcole Industries et si la mobilisation de la profession permet d'en sauver 1.000 ou 2.000 supplémentaires, ce sera ça de pris."

Des rencontres vont être organisées rapidement avec les représentants de la professions et les entreprises concurrentes de Mory Ducros, avec l'objectif d'obtenir ces reclassements et l'assurance que le montage ne sera pas contesté devant les autorités européennes, ce qui ferait échouer le sauvetage.

"Attention à ce que l'offre de reprise pérennise bien l'activité de Mory Ducros et des emplois qui en dépendront; ça, on ne le sait pas encore", a ajouté Fabian Tosolini.

"Et attention : il ne devra pas y avoir de contestation par la profession pour concurrence déloyale à Bruxelles suite à l'annonce de l'aide de l'Etat."

Certains salariés se retrouveront au chômage, a reconnu le responsable syndical, et il faudra pour eux trouver des solutions de reclassement et de formation; comme le gouvernement a promis de le faire. Arnaud Montebourg a annoncé la nomination d'un préfet national chargé du suivi.

Il faudra également que les salariés se prononcent sur l'offre de reprise. La négociation pour améliorer ce plan durera jusqu'au 31 janvier, date à laquelle le tribunal de commerce de Pontoise doit se prononcer sur les quatre offres de reprise qui ont été déposées.

Jean-Baptiste Vey, édité par Marc Angrand

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