Les syndicats de fonctionnaires appelés au réalisme

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MARYLISE LEBRANCHU INVITE LES SYNDICATS DE FONCTIONNAIRES AU RÉALISME
MARYLISE LEBRANCHU INVITE LES SYNDICATS DE FONCTIONNAIRES AU RÉALISME

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a appelé mardi les syndicats de fonctionnaires au réalisme en annonçant l'ouverture en octobre de négociations sur les carrières et les rémunérations.

La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, qui leur présentait un agenda global de négociations pour les mois qui viennent, a reconnu qu'il était difficile de parler de "marge de manoeuvre" pour l'Etat employeur dans la situation actuelle, en s'abstenant toutefois de faire la moindre annonce.

Les syndicats ont exprimé leur déception de ne pas avoir obtenu de réponse sur leurs principales revendications, à savoir le pouvoir d'achat après deux années de gel du point d'indice de leur grille de rémunération et la fin de la journée de carence (non paiement du premier jour d'arrêt maladie) imposées par le précédent gouvernement de droite.

Les réductions de postes prévues pour compenser les 65.000 embauches promises sur le quinquennat dans l'Education nationale et les services de sécurité - police, gendarmerie, justice - sont un autre sujet d'inquiétude des syndicats.

"Il y a certes un calendrier et un agenda social, mais sur les attentes réelles des fonctionnaires, il n'y a rien", a déploré Christian Grolier, secrétaire général de Force ouvrière-fonction publique.

"On est plus que déçus (...), le changement ce n'est pas pour maintenant", a-t-il dit, en ajoutant que son syndicat n'attendrait pas l'ouverture prévue en octobre des négociations sur les rémunérations pour envisager des actions si le projet de budget 2013 ne prévoit rien pour les fonctionnaires.

PAS DE SUJET TABOU

"Les syndicats ont raison d'être impatients", a répondu Marylise Lebranchu. La ministre a indiqué qu'elle présiderait elle-même les premières réunions de la concertation prévue sur les carrières et les rémunérations, en assurant que celle-ci serait menée "sans aucune tentation d'évitement ou d'échappatoire".

"Aucun sujet n'est tabou, mais il faudra être réaliste", a-t-elle souligné, en déclarant qu'il lui faudrait travailler dans un cadre budgétaire "contraint".

"Si nous n'étions pas en crise d'une gravité exceptionnelle, on parlerait de marges de manoeuvre, cela ne veut pas dire qu'on ne peut rien faire", a-t-elle ajouté devant la presse.

Elle a évoqué des questions comme les bas salaires, la formation professionnelle et les conditions de travail, pour estimer que "les avancées ne sont pas seulement liées à des augmentations du point d'indice".

S'agissant de la journée de carence, qui fait économiser 120 millions d'euros par an à l'Etat, elle a indiqué que le gouvernement n'avait pas arrêté sa position.

Le calendrier dévoilé mardi prévoit aussi une concertation en octobre sur le bilan de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), qui avait amené le précédent gouvernement à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Christian Grolier a estimé que les suppressions d'emploi dans les ministères non prioritaires relevaient d'une "RGPP bis."

Yann Le Guernigou, édité par Sophie Louet

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  • M6486201 le mercredi 5 sept 2012 à 10:36

    51.5% de français C.O.C.U.S en plus de Ségolène

  • M6486201 le mercredi 5 sept 2012 à 10:32

    En avant les Coc.us de N.ABOT II le bouto.nneux

  • dream42 le mercredi 5 sept 2012 à 09:45

    Mais si il y a des choses à faire :- Baisse des salaires de 10%- Alignement des retraites sur le privé- Suppression des avantages en nature ( gratuité des transports, énergie, ...- Promotion aux compétences et non a l'ancièneté- Licenciment si incompétence

  • bigot8 le mardi 4 sept 2012 à 23:30

    on ne tue pas la poule aux oeufs d or ! entre les fils d immigrés et les fonctionnaires...deux catégories de gens qui votent socialos car ils coutent mais ne cotisent pas !

  • M6197799 le mardi 4 sept 2012 à 21:43

    L'alternative est simple : moins de fonctionnaire mieux payés,ou plus de fonctionnaires moins bien payés. L'intérêt des syndicats est d'avoir des fonctionnaires nombreux et mal payés, donc syndiqués et revendicatifs. L’intérêt du gouvernement est d'avoir beaucoup de fonctionnaires qui votent en majorité à gauche. L’intérêt du pays, c'est l'inverse. Mais qui s'en préoccupe ?

  • janaliz le mardi 4 sept 2012 à 21:17

    Aucune raison pour qu'ils ne soient pas tondus eux aussi. Le tourniquet c'est pour tout le monde. Et je pense qu'il serait décent qu'ils la mettent un peu en veilleuse, ces nantis.

  • M1178616 le mardi 4 sept 2012 à 21:02

    au boulot et fermé là . Vous avez voté pour.

  • M6744133 le mardi 4 sept 2012 à 20:59

    Et voilà LEBRANCHU qui appelle au Secours, au secours la MAISON FRANCE coule, s'écroule ! AIDEZ NOUS aidez nous, aidez moi ... les syndicats de fonctionnaires vont me Bouffer ! pitié, pitié ! C'est honteux tous ces ministres de pacotilles dont l'Impéritie est notoire appeler Au secours et lancer des SOS ! C'est honteux !

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