Les syndicats de Florange refusent de discuter d'un plan social

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LES SYNDICATS DE FLORANGE REFUSENT DE DISCUTER D'UN PLAN SOCIAL
LES SYNDICATS DE FLORANGE REFUSENT DE DISCUTER D'UN PLAN SOCIAL

STRASBOURG (Reuters) - Les syndicats de l'usine ArcelorMittal de Florange, où 629 emplois sont condamnés par la décision d'arrêter définitivement les hauts-fourneaux, ont exprimé mardi leur refus de discuter d'un plan social tant que l'espoir de trouver un repreneur n'était pas abandonné.

Le groupe sidérurgique avait annoncé la veille à Paris qu'elle accordait un délai de deux mois aux pouvoirs publics pour trouver un industriel intéressé par les deux hauts fourneaux, l'aciérie et la cokerie.

Lors d'une réunion du comité d'entreprise qui s'est tenue mardi matin à Metz, la direction du site a proposé une réunion le 16 octobre prochain pour définir un accord de méthode préalable à la négociation d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

"Nous refusons d'y participer", a dit à Reuters Yves Fabbri, secrétaire de la CGT de l'usine de Florange.

Le syndicat a adressé un courrier au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour lui demander d'inviter la direction à respecter le délai des deux mois avant toute négociation.

"Il est inconcevable qu'on commence maintenant", a confirmé Walter Broccoli, secrétaire de FO qui se fait cependant peu d'illusions .

"On sait pertinemment qu'il n'y aura pas de repreneur", dit-il.

La direction aurait par ailleurs conditionné l'avenir de l'activité packaging (l'acier pour le boîtage), qui tourne au ralenti depuis plusieurs mois, à la possibilité de réaliser des gains de productivité.

La crainte des syndicats est que ne subsiste que la transformation de l'acier pour l'automobile, soit "8 à 900 emplois" sur les 2.750 CDI actuels du site de Florange.

Une quarantaine de sidérurgistes manifestaient mardi devant les locaux du Groupement des entreprises sidérurgiques et métallurgiques (Gesim), protégés par autant de CRS, où la direction d'ArcelorMittal avait choisi d'organiser la réunion, a constaté Reuters.

Tous les accès au site de Florange restaient bloqués par des militants syndicaux, pour la deuxième journée consécutive, avec un mot d'ordre inchangé, le redémarrage des hauts-fourneaux.

Gilbert Reilhac, avec Vincent Kessler à Metz, édité par Patrick Vignal

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  • Georg47 le mardi 2 oct 2012 à 15:24

    Jen'ose imagier si c es fermetures avaient eu lieu sous Sarko...là, sous la gauche, tout est calme, "normal"...hypocrite

  • LeRaleur le mardi 2 oct 2012 à 14:44

    Ils peuvent toujours refuser, l'économie s'imposera. La puissance des syndicats est périmée, maintenant c'est la puissance de la mondialisation.