Les suspects de Sisco seront jugés le 15 septembre

le , mis à jour à 15:57
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LES CINQ SUSPECTS DE SISCO DÉFÉRÉS DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL
LES CINQ SUSPECTS DE SISCO DÉFÉRÉS DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL

AJACCIO (Reuters) - Cinq hommes accusés d'avoir pris part une violente rixe qui a opposé le week-end dernier sur la plage de Sisco (Haute-Corse) des riverains et une famille d'origine maghrébine seront jugés le 15 septembre, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Les suspects avaient été déférés dans l'après-midi devant le tribunal correctionnel de Bastia pour être jugés en comparution immédiate mais des avocats ont obtenu un renvoi pour préparer leur défense, a-t-on ajouté.

Les suspects sont trois membres de la famille d'origine maghrébine résidant dans la banlieue de Bastia ainsi que deux hommes originaires de Sisco.

Les cinq hommes devraient être poursuivis pour "des violences avec armes" s'agissant des suspects d'origine maghrébine et pour "violences en réunion" pour les deux autres, selon le parquet de Bastia.

Le procureur de Bastia, Nicolas Bessone, avait annoncé mercredi que la rixe n'avait pas pour origine le port d'un burkini, comme des participants l'avaient évoqué, mais une "logique de caïdat".

"Il est établi comme évidence qu'à l'origine des incidents se trouvent les membres de la famille maghrébine qui ont manifesté une volonté de privatiser la plage et ont provoqué des incidents avec des personnes présentes, sous la forme d'insultes, de menaces et de jets de pierres", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Une seconde scène a vu l'arrivée des gens de Sisco en soutien au père et au fils qui étaient agressés. L'arrivée rapide des gendarmes a permis de mettre fin aux violences", avait-il ajouté.

Les incidents de samedi soir ont fait cinq blessés et provoqué l'incendie de trois véhicules.

Mercredi, plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, se sont rassemblées dans le centre de Borgo, un peu plus au sud, pour exprimer leur soutien au père et au fils originaires de Sisco qui avaient été placés en garde à vue.

Bien que la présence de femmes en burkini sur une plage de Sisco soit démentie par la justice, des maires, dont celui de la commune corse, ont pris des arrêtés anti-burkini.

Après Cannes, le maire de Villeneuve-Loubet, autre commune des Alpes-Maritimes, a interdit le port de cette tenue de bain couvrant le corps, et ceux de plusieurs autres communes du Sud-Est et du Nord ont annoncé leur intention d'en faire autant.

Après avoir été débouté par le tribunal administratif de Nice, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a fait appel devant le Conseil d’Etat contre l’arrêté de Cannes, qu’il juge illégal et discriminatoire.

(Service France, avec Gérard Bon)

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  • M9390997 il y a 9 mois

    supprimer le post ci-dessous, merci

  • M9390997 il y a 9 mois

    "la famille maghrébine, qui ont voulu, dans une logique de caïdat, s’approprier la plage, se la privatiser. - sur le continent, c'est en cours avec la bienveillance du Qatar (sic) (...) Notamment ils ont mis un panneau d’interdiction de circulation (...) pour que personne ne vienne, et ils ont multiplié au fur et à mesure de la journée des incidents avec un certain nombre de personnes", avait-il dit."

  • M645008 il y a 9 mois

    D'accord pour les renvoyer au magrheb. Ils pourront profiter tranquillement des plages désertes en burkini.

  • brinon1 il y a 9 mois

    double nationaux ?

  • M9390997 il y a 9 mois

    Les Corses savent se faire respecter eux !

  • d.e.s.t. il y a 9 mois

    On pourrait en profiter pour les renvoyer au bled, après leur peine!