Les suspects de l'attentat déjoué projetaient d'agir le 1/12

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 (Actualisé avec précisions sur gardes à vue) 
    PARIS, 24 novembre (Reuters) - Les cinq hommes soupçonnés de 
préparer un attentat en France et interpellés ce week-end à 
Strasbourg et à Marseille projetaient de passer à l'action le 
1er décembre à Paris et en banlieue parisienne, a-t-on appris 
jeudi de source proche de l'enquête. 
    L'exploitation d'un smartphone a permis de fournir des 
précisions sur les cibles potentielles des suspects toujours en 
garde à vue jeudi matin, selon des sources policières. 
    Le siège de la Direction générale de la sécurité intérieure 
(DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), celui de la police 
judiciaire au 36 Quai des Orfèvres, le palais de justice, les 
Champs-Elysées, une médiathèque, une église, le site 
d'Eurodisney (Val-de-Marne) ou encore la station de métro 
Charonne figurent notamment sur des captures d'écran Google 
Maps, ont indiqué ces sources. 
    Elles n'ont pas précisé quelles cibles auraient pu être 
retenues pour des attaques probablement simultanées. 
    La sécurité du siège parisien de la PJ, situé sur l'île de 
la Cité et qui jouxte le palais de justice, a été renforcée à la 
suite de ces indications, a-t-on appris d'une source policière 
syndicale. 
    La garde à vue des cinq hommes interpellés dans la nuit de 
samedi à dimanche, quatre à Strasbourg et un à Marseille, a été 
prolongée mercredi soir de manière dérogatoire au-delà de la 
limite de 96 heures, a-t-on appris de source judiciaire. 
    Cette mesure est prévue en cas de menace imminente, a-t-on 
précisé. 
    Mardi soir, la garde à vue de deux autres hommes, un Afghan 
et une seconde personne, arrêtés à Marseille, avait été levée. 
    Quatre pistolets et un pistolet-mitrailleur ont été saisis 
lors des perquisitions et un cahier contenant des écrits 
d'allégeance à l'Etat islamique (EI) a été retrouvé chez l'un 
des suspects interpellés. 
    Les cinq hommes, qui sont de nationalités française et 
marocaine, constituaient, selon la source proche du dossier, une 
"cellule opérationnelle" liée à une "cellule financière" 
démantelée en juin dernier en France.  
 
 (Service France et Gérard Bon et Chine Labbé, édité par Marine 
Pennetier) 
 
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