«Les surveillants détectent les radicaux»

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INTERVIEW - Après la mort de Mohamed Merah jeudi à Toulouse, qui avait effectué une peine de prison ferme en 2008, Nicolas Sarkozy a demandé au ministre de la Justice «une réflexion approfondie sur la propagation des idéologies extrémistes en milieu carcéral».

Directeur de recherche à l'EHESS (École des hautes études en sciences sociales), Fahrad Khosrokhavar est un spécialiste de la radicalisation islamiste en prison.

LE FIGARO. - La prison est-elle toujours un lieu de radicalisation et de recrutement pour les djihadistes?

Farhad KHOSROKHAVAR. - Les prisons françaises ont joué ce rôle, des détenus proches des mouvements radicaux musulmans en endoctrinant d'autres. Ce phénomène a longtemps prospéré. D'autant que les autorités n'en étaient pas conscientes ou disaient ne rien pouvoir faire, au nom de la «laïcité». Mais, après le 11 septembre 2001, un changement profond s'est opéré. Désormais, l'administration pénitentiaire a pris en compte cette dérive. Elle s'est mise à observer les détenus qui pouvaient tomber dans l'islam radical, à analyser leur comportement, à répercuter ces informations aux services de renseignements.

À combien estime-t-on aujourd'hui ces prisonniers sensibles aux thèses extrémistes et quel...

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