Les survaleurs comptables seront-elles assez dépréciées ?

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(lerevenu.com) - Le sondage de l'ESMA a porté sur un échantillon de 235 entreprises européennes de 23 pays membres de l'Union européenne. D'après cette étude, 5% seulement du montant des survaleurs inscrites à leur bilan, soit 40 milliards sur un total de 800 milliards d'euros, ont fait l'objet de dépréciations, selon un communiqué de l'Autorité. En outre, l'essentiel de ces dépréciations a été effectué dans les secteurs des services financiers et les télécommunications. 

Les nouvelles normes comptables (IFRS), en vigueur depuis sept ans en Europe, exigent que les comptes des entreprises affichent, chaque année, la juste valeur des actifs dits intangibles tels que les marques commerciales, ou les brevets. L'idée des IFRS est que les actionnaires aient une image la plus fidèle possible de la valeur patrimoniale des entreprises dont ils sont actionnaires. Lorsque l'estimation d'un actif intangible, effectuée à l'aide de tests de validité, ne correspond plus à sa valeur inscrite au bilan, l'entreprise doit passer une provision pour réduire cet écart.  

D'après le sondage de l'ESMA, les entreprises européennes qui sont à la veille de publier leurs comptes 2012 rechigneraient donc à déprécier les survaleurs inscrites à leur bilan : «Cela soulève donc la question de savoir si le niveau de dépréciation révélé dans les rapports financiers 2011 reflète correctement l'environnement économique difficile dans lequel opèrent les entreprises», souligne l'Autorité. Même si une provision ne traduit pas une sortie de trésorerie, elle réduit néanmoins le résultat net publié par les entreprises.
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