Les Suisses veulent garder leurs riches étrangers

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Jo-Wilfried Tsonga avait été montré du doigt par les opposants aux forfaits fiscaux. En vain.
Jo-Wilfried Tsonga avait été montré du doigt par les opposants aux forfaits fiscaux. En vain.

Le Suédois Ingvar Kamprad, le fondateur du géant du meuble Ikea, a passé près de quatre décennies sur les bords du lac Léman. Alors que sa fortune est estimée à près de 30 milliards d'euros, il n'a jamais payé plus de 200 000 francs suisses (160 000 euros) d'impôts par an dans le canton de Vaud. Cet exemple, brandi par la gauche, les Verts et les syndicats, n'a pas pesé lourd dimanche 30 novembre. À 59,2 %, les Suisses ont refusé l'initiative populaire baptisée Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires (pour l'abolition des forfaits fiscaux), "qui voulait mettre fin à ce système jugé arbitraire et inéquitable", rappelle le site Internet Swissinfo.

Pourtant, ces forfaits fiscaux, qui concernent un peu moins de 6 000 étrangers, ne rapportent guère que 580 millions d'euros à la Confédération, aux cantons et aux communes. Une goutte d'eau dans un pays dont le budget est non seulement en équilibre, mais engrange même, les bonnes années, un léger bénéfice. Pour mémoire, le riche étranger n'est pas imposé sur ses revenus et sa fortune, mais sur son train de vie.

Jo-Wilfried Tsonga mis en cause

Toutefois, ce train de vie ne doit pas être inférieur au quintuple de la valeur locative du logement que l'intéressé occupe et dont il est propriétaire (ou, s'il vit à l'hôtel, au double du prix de la pension pour le logement et la nourriture). Un régime fiscal particulièrement recherché par les rentiers, les artistes et les...

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  • M7097610 le lundi 1 déc 2014 à 11:14

    nous sommes les plus bêtes à subventionner les federations sportives qui paient ces sportifs vivant en suisse