Les " stock pickers" attendent beaucoup de 2015 et de l'Europe

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(NEWSManagers.com) - Optimisme de rigueur pour la gestion active. En 2015, compte tenu des opportunités qui se présentent sur le marché depuis le début de l'année, fruit d'une rotation importante en faveur des valeurs cycliques et des financières, les " stock pickers " comptent bien damer le pion à une gestion quantitative sur le devant de la scène depuis plusieurs mois, après avoir su limiter les risques de marché. Ce sont en ces termes que sur Newsmanagers TV, Stéphane Cadieu et Laurent Jacquier-Laforge, respectivement directeur de la gestion chez Federal Finance Gestion et CIO Actions chez LFIP, ont justifié leur confiance dans la gestion fondamentale pour les mois à venir. Et ce d'autant que les deux gérants refusent de s'enfermer dans une catégorie " value " ou " growth " pour se dire plus volontiers opportuniste. " Nous avons eu tendance ces dernières années à afficher un profil " growth " puis " value " mais un peu tôt en 2014" , a admis Stéphane Cadieu, tout en pointant désormais l'aspect générateur d'alpha de sa gestion. Pour sa part, Laurent Jacquier-Laforge s'est dit surtout adepte d'une gestion de qualité justifiant ainsi un biais a posteriori " growth " pour le portefeuille de LFIP sur la zone euro, tandis que le responsable a cité l'existence d'un fonds " global " dans sa gamme nettement plus " value " .

Pour enfoncer le clou, Stéphane Cadieu a rappelé ses secteurs de prédilection comme la construction, la distribution et celui de la finance. " Mais tout ceci est conjoncturel, en aucun cas structurel " , a-t-il insisté. Même constat pour le responsable de LFIP qui a néanmoins fait remarquer la présence de valeurs défensives dans son portefeuille de la zone euro " compte tenu de leur intérêt pour quelques mois encore " .

Revenant sur de récentes études réaffirmant également l'optimisme du monde de la gestion pour l'Europe, les deux responsables ont confirmé que la hausse du dollar et la baisse des prix du pétrole vont notamment permettre aux entreprises de la zone euro d'afficher des taux de croissance de leurs profits très positifs. Par ailleurs, le différentiel en termes de croissance est désormais favorable au Vieux Continent comparé aux Etats-Unis. De fait, l'Europe attire également les investisseurs américains, y compris pour capter un rendement qui reste élevé de ce côté-là de l'Atlantique. Certes, le rally entamé ces dernières semaines ne pourra pas se poursuivre indéfiniment et il faudra sans doute s'attendre à des périodes de forte volatilité. Mais " les investisseurs privilégient désormais l'Europe " , a confirmé Laurent Jaquier Laforge pour qui il faudra attendre avril-mai et les résultats des entreprises pour constater les effets " dollar et pétrole " sur les sociétés. " En attendant, on paie plus cher les résultats des entreprises attendus du fait de la baisse des primes de risque ce premier trimestre" , a t il indiqué.

Dans un autre genre, au cours de l'entretien, il a été question du mandat Actions Europe ISR et de la gestion de ce type chez Federal Gestion, dont les résultats sont inférieurs à ceux du mandat " Actions Europe" classique - +12,37 % vs +15,65 % " Ce n'est pas la même équipe de gestion " , a expliqué Stéphane Cadieu. " La gestion menée dans le mandat ISR est dite de 'croissance visible' et se montre bien adaptée à l'approche de croissance durable. Cependant, elle a été moins performante l'an dernier" , a reconnu le responsable. Pour sa part, LFIP qui est présent dans le mandat Actions Zone Euro ne concourt pas au sein du mandat ISR qui, lui, porte sur l'Europe. " Cela étant, les critères de sélection ISR sont intégrés dans notre gestion classique, dès lors que les études que nous avons menées ont démontré que l'ISR ne détruisait pas de valeur " , a assuré Laurent Jacquier-Laforge.

Enfin, Vincent Zeller, responsable des partenariats chez amLeague, qui participait également à l'émission, est revenu sur les derniers classements au sein des différents mandats. " Ils offrent une lecture passionnante , a-t-il fait remarquer en raison du vaste brassage qui s'est opéré en un mois et demi par rapport à 2014 dans le classement. Avec, au passage, une gestion active majoritairement au-dessus des indices... "

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