Les stagiaires dénoncent les reculades du gouvernement

le
8
Les stagiaires dénoncent les reculades du gouvernement
Les stagiaires dénoncent les reculades du gouvernement

Pour le collectif Génération précaire qui défend les stagiaires, le compte n'y est pas. Alors que les sénateurs avaient proposé des avancées sur la rémunération avec des hausses et en faisant passer une gratification obligatoire dès le premier mois de stage, la commission mixte paritaire vient de détricoter le texte : la rémunération sera bel et bien augmenté de 436 à 523 euros mais à partir de septembre 2015 et la gratification ne sera obligatoire qu'à partir du deuxième mois de stage. Face à cela, le collectif de défense des stagiaires accuse l'exécutif d'avoir «fait pression sur les parlementaires» compte remettre, ce jeudi à 18 h 30 lors d'un rassemblement devant Matignon, à Manuel Valls une fausse carte d'adhérent au Medef...

Pour justifier ce retour en arrière, les élus opposent plusieurs arguments : «Nous avons rétabli deux mois au lieu d'un, car nous avons eu beaucoup de retours de formations professionnelles du type IUT et BTS qui craignaient de ne plus trouver de stages courts pour leurs étudiants», a expliqué Chaynesse Khirouni (PS), la rapporteure à l'Assemblée. Par ailleurs, le report de l'application de la hausse de la rémunération à 2015 s'explique, selon les élus, en raison du fait que de nombreuses associations et entreprises ont déjà prévu leur budget pour 2014.

Toutefois, les parlementaires ont accepté l'extension à tous les stagiaires de l'accès aux restaurants d'entreprises, du bénéfice des titres restaurants ou du remboursement des frais de transports lorsqu'ils existent pour les salariés.

«Il s'agit de mesures fortes en faveur de l'amélioration de la situation sociale des jeunes. Ce texte, qui concrétise un engagement de campagne du président, renforcera la dimension pédagogique des stages et permettra de lutter contre les abus qui pénalisent les jeunes», se sont félicités Benoit Hamon, le ministre de l'éducation, François Rebsamen, ministre du travail et Geneviève Fioraso, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • nebraska le jeudi 5 juin 2014 à 12:20

    De plus, de quoi ou de qui est composé ce collectifs ? D'enfants de syndicalistes qui seront placés plus tard à des postes bien rémunérés sans rien faire ?

  • nebraska le jeudi 5 juin 2014 à 12:19

    Sachant qu'un stagiaire ne m'a jamais rien rapporté bien au contraire.

  • nebraska le jeudi 5 juin 2014 à 12:19

    Jusqu'à présent mon entreprise acceptée les stagiaires, non pas pour leur faire effectuer des photocopies ou du boulot ingrat mais bel et bien pour leur apprendre ce qu'était le travail et afin de leur communiquer les connaissances de terrain et cela bien sur dans le cadre stricte de leurs études. Cela prend du temps à plancher sur un projet à leur donner puis à les suivre, les orienter etc etc. Si demain, je dois sortir 1/2 smic pour ça.....

  • Formax le jeudi 5 juin 2014 à 11:35

    Oups, je voulais dire qu'y à t'il de plus c o n qu'un politicien ? Deux politiciens...

  • Formax le jeudi 5 juin 2014 à 11:32

    Devinette :Qu'y à t'il de plus C O N qu'un politique ?Réponse: 2 politiques

  • Formax le jeudi 5 juin 2014 à 11:29

    C'était déjà très difficile de trouver un stage pour les gamins, si on continue à faire c h i e r les entreprises, ce sera quasiment impossible !

  • janaliz le jeudi 5 juin 2014 à 11:27

    Et bien je n'en prendrais plus... Quand on calcule le coût pour une entreprise la décision est vite prise...

  • mucius le jeudi 5 juin 2014 à 11:23

    S'ils sont trop chiants, ils n'auront plus de stages. Et voila! Génération précaire de mes 2.