Les souvenirs vendus dans les musées français sont rarement «made in France»

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INFO LE FIGARO - Seuls 30% des produits vendus dans les boutiques des musées français sont fabriqués en France, selon une étude de la Fimif. La Tour Eiffel figure parmi les mauvais élèves, et le musée du château de Versailles est plus vertueux.

Symboles de la France, la plupart des petites Tour Eiffel vendues dans la boutique du monument sont … «made in China». «Un comble!», s'indigne Charles Huet de la Fimif (Fédération Indépendante du Made in France) qui a mené une étude sur l'origine des produits dérivés auprès de 13 boutiques de musées français. «Ces boutiques capitalisent sur l'histoire et le patrimoine français, il est légitime de s'attendre à ce que les produits soient fabriqués en France», ajoute le champion du made in France.

Pourtant, en moyenne, seuls 30% des produits vendus dans les musées français sont fabriqués en France, selon l'étude de la Fimif. Par exemple, aucun des T-shirt vendus dans ces boutiques et très peu de magnets ou de sacs en tissus grimés aux couleurs des musées ne font travailler d'artisans tricolores. La Tour Eiffel figure parmi les mauvais élèves avec seulement 17% de ses objets conçus dans l'Hexagone. Les musées du Quai Branly (en toute logique puisque le musée est dédié aux arts premiers), celui d'Histoire Naturelle et le musée d'Orsay affichent également de mauvais scores. A l'inverse, le musée du château de Versailles prend la tête du classement avec 63% d'objets made in France, suivi par le musée du Louvre avec près d'un objet sur deux fait en France. «La preuve que c'est possible de fabriquer en France!», souligne Charles Huet.

Un manque de transparence

Par ailleurs, l'origine des produits n'est indiquée que dans 62% des cas, constate la Fimif. «Nous avons été

obligés de décoller certaines étiquettes pour découvrir où le produit avait été fabriqué!», souligne Amandine

Hesse, de la Fimif. D'autres boutiques refusent de renseigner l'origine du produit et «certaines marques tentent même de tromper le consommateur sur le lieu d'origine du produit», indique la Fimif. «Certaines marques apposent un drapeau tricolore sur des produits qui n'ont pas du tout été faits en France», précise Amandine Hesse. «On veut à minima savoir d'où les produits viennent et si un autre lieu de fabrication que la France a été choisi, on veut savoir pourquoi», indique la représentante de la Fimif.

«Nous voulons clairement augmenter le nombre de produits made in France, ce qui correspond à une demande de nos clients», indique de son côté Géraldine Breuil, directrice marketing de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais (RMN-GP), qui gère plus d'une quarantaine de boutiques de musées, dont le musée de Versailles ou celui d'Orsay. «Mais nous sommes obligés de passer par des appels d'offres et parfois aucune entreprise française ne répond», déplore-t-elle. «Notre objectif est de faire réagir les pouvoirs publics pour trouver un moyen de faire travailler davantage les entreprises françaises», répond Charles Huet de la Fimif. Reste à savoir si cet appel sera entendu.

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