Les soldes d'été démarrent légèrement mieux que celles d'hiver, mais sans euphorie

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Pour attirer des clients habitués aux prix cassés, beaucoup d'enseignes affichait déjà des -40 à -50%. (Olesya Feketa/shutterstock.com)
Pour attirer des clients habitués aux prix cassés, beaucoup d'enseignes affichait déjà des -40 à -50%. (Olesya Feketa/shutterstock.com)

(AFP) - Les soldes d'été ont démarré mercredi matin sur des tendances un peu meilleures que celles observées cet hiver, même si l'euphorie observée autrefois n'est plus vraiment au rendez-vous.

Le coup d'envoi de la course aux rabais -qui cette année durera six semaines et non plus cinq en raison de la suppression des soldes flottants- a été donné par la nouvelle secrétaire d'Etat au Commerce Martine Pinville, qui s'est rendu dans les grands magasins parisiens aux premières heures du jour.

Mais les Français, eux, n'était pas aussi nombreux qu'autrefois à avoir fait l'effort de se lever si tôt. Nombreux sont ceux qui ont déjà profité des pré-soldes ou bien préférent attendre les deuxième et troisième démarques pour bénéficier de tarifs plus avantageux.

"Ce n'est plus le même événement qu'autrefois, les achats s'étalent davantage dans le temps. On attend davantage de monde samedi", expliquait-on aux Galeries Lafayette avant l'ouverture. 

"On est quand même loin des foules d'il y a cinq ou six ans", renchérissait un représentant de commerçants.

Malgré tout, dans les grands magasins, les premières tendances apparaissaient légèrement meilleures que celles observés lors des soldes d'hiver. Celles-ci s'étaient terminées sur un mauvais bilan, une bonne partie des Français traumatisés par les attentats de janvier ayant finalement renoncé à aller faire les boutiques.

Devant les Galeries Lafayette, environ 150 clientes, majoritairement touristes asiatiques déposées en car par un tour opérateur, s'étaient massées devant les portes mercredi matin.

"On est légèrement au-dessus des tendances de cet hiver, on s'attend à une montée en puissance dans les prochaines heures", a déclaré peu après 11H00, le directeur du grand magasin, Pierre Pellarey, notant une "sur-performance assez étonnante de la confection féminine".

Dans les allées des grands magasins parisiens, la circulation restait fluide, malgré quelques files d'attente devant certaines marques de luxe, comme Chanel ou Miu Miu.

"C'est important d'être là dès le premier jour, car c'est là où il y a encore du choix", explique Renata, une Parisienne en quête de chaussures de marques prestigieuses, qui ne font de promotions que durant les soldes.

Dans les autres boutiques du boulevard Haussmann, la situation était plus contrastée. Si le magasin C&A était quasi-désert peu après 9H00, Zara, qui n'avait pas fait de pré-soldes, apparaissait plus fréquenté, avec déjà des files d'attente aux caisses.

Pour attirer des clients habitués aux prix cassés, beaucoup d'enseignes affichait déjà des -40 à -50%.

Quelque 150 magasin La Halle, ainsi que plusieurs Kookaï et André (groupe Vivarte) étaient eux "fermés pour cause de grève", selon les syndicats, pour réclamer des "propositions décentes" de la direction, alors que 1.350 postes doivent être supprimés.

En province, les clients étaient au rendez-vous à Lyon, notamment les plus jeunes, comme Elodie, 25 ans, qui déclare avoir "attendu les soldes avec impatience" pour se faire plaisir à petits prix.

Pour elle, comme pour Anaïs, 21 ans, venir les premiers jours reste important, car les petites tailles partent vite et "puis parce que maintenant il n'y a personne, je suis tranquille".

De la même manière à Strasbourg, les premières heures se révélaient "dans la moyenne", mais sans plus. "Le premier jour est de plus en plus calme. Les soldes n'ont plus rien à voir avec ceux d'il y a 4-5 ans", déplore Roger Denis, gérant d'un magasin de chaussures, qui a accueilli 150 personnes sur les deux premières heures.

A Albi, les commerçants semblaient plutôt agréablement surpris. "Nous ne nous attendions pas à autant de monde ce matin", indiquait la vendeuse de Bailly chausseur dans la galerie marchande des Portes d’Albi, tandis que dans le centre-ville, le magasin Caroll se déclarait "content parce qu'il y a un peu de monde". 

Les sondages indiquaient plutôt des tendances de fréquentation à la baisse, avec seulement 60% des Français qui se déclaraient prêt à participer aux soldes d'été à moins de 10 jours de l'évènement, soit 15 points de moins que l'an dernier, même si le pourcentage d'indécis restait important (16%).

Sur internet, le démarrage apparaissait meilleur qu'attendu. Sarenza faisait état à 10H00 de ventes en hausse de 33%, tandis que Spartoo, enregistrait une croissance de 10% de son chiffre d'affaires, une heure après le coup d'envoi des rabais.

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