Les soldats des colonies, une histoire trop souvent oubliée dans les manuels

le , mis à jour à 09:26
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Les soldats des colonies, une histoire trop souvent oubliée dans les manuels
Les soldats des colonies, une histoire trop souvent oubliée dans les manuels

C'est un épisode de l'histoire de France encore sous-traité dans certains manuels scolaires comme dans de nombreuses salles de classe. Le destin des tirailleurs est loin d'être toujours évoqué en 3e et en 1re, les deux niveaux où l'on enseigne les guerres mondiales.

 

« On peut en parler bien sûr, rappeler que les tranchées n'ont pas de couleur, que la solidarité de combat était vraiment prégnante, mais il est difficile de s'y attarder. La Première Guerre mondiale, on ne fait que la survoler ! », observe un professeur d'histoire-géographie du Val-d'Oise. « Il n'y a aucune indication claire dans les programmes incitant l'enseignant à aborder cette mémoire. C'est à la propre initiative de chacun », souligne Gaspard MBaye, président de l'association Mémoire du tirailleur sénégalais, par ailleurs prof d'histoire-géo.

 

Un constat partagé par Hubert Tison, secrétaire général de l'Association des professeurs d'histoire-géographie. « Il faut absolument valoriser cette mémoire sans pour autant en faire un récit mythique », explique-t-il. Pour lui, cette transmission de la mémoire à l'école est une « revendication légitime » des jeunes issus de la diversité. « Ils ont besoin d'une reconnaissance dans l'histoire d'un pays qui a une identité large, plurielle, qui n'est pas bornée et qui fait qu'on se sent français », analyse-t-il.

 

« Certains connaissent mal cette histoire. Il faut qu'ils sachent que leurs aïeux ont combattu pour leurs libertés », martèle de son côté Catherine Lahaye, directrice de l'association Solidarité internationale, à l'origine d'une exposition itinérante sur les tirailleurs sénégalais. « On a du mal à la faire rentrer dans les collèges et les lycées », s'étonne-t-elle.

 

Au-delà des écoles, Gaspard MBaye regrette que le passé glorieux des artilleurs ne soit pas plus présent dans les commémorations de la Grande Guerre. « J'aurais aimé que notre association ...

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