Les sociétés US peuvent venir en Iran, dit le président Rohani

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    par Sam Wilkin 
    DUBAI, 2 février (Reuters) - L'économie iranienne doit se 
développer hors du pétrole et les sociétés américaines sont les 
bienvenues pour investir en Iran et créer des sociétés en 
participation, a déclaré mardi le président Hassan Rohani dans 
une interview à la télévision où il a exposé sa politique 
économique. 
    Hassan Rohani a également déclaré qu'il ferait tout ce qui 
est en son pouvoir pour assurer un scrutin libre et équitable ce 
mois-ci, lors de deux élections importantes prévues le 26 
février, alors que les tenants de la ligne dure ont empêché un 
grand nombre de candidats de se présenter. 
    Après la levée des sanctions économiques et financières en 
échange d'un encadrement du programme nucléaire de Téhéran, les 
grandes entreprises internationales se précipitent pour prendre 
pied dans le pays. Mais les sociétés américaines sont bridées en 
raison d'autres sanctions américaines qui restent en place. 
    "Si les sociétés américaines sont désireuses de venir 
investir en Iran, d'apporter de l'industrie à l'Iran, nous 
n'avons pas de problème avec ça", a déclaré le président Rohani 
dans une émission diffusée à la télévision publique. 
    L'Iran, a dit Hassan Rohani, a modifié sa stratégie 
économique et est ouvert aux investissements étrangers comme 
moyen de se diversifier.  
    "Notre stratégie n'est plus celle du passé -- vendre du 
pétrole et importer des produits finis -- mais plutôt d'attirer 
les investissements étrangers dans le but de former des JV", 
a-t-il déclaré son compte Twitter en anglais. 
    Il a souligné que même si les prix du pétrole remontaient, 
le pays devait se reposer davantage sur des exportations non 
pétrolières. Il a chiffré à 8% le taux de croissance économique 
nécessaire pour venir à bout de l'inflation et du chômage. 
    Le pays doit développer sa production locale, comme les 
voitures -- elles devront être de niveau international, a-t-il 
dit -- et ensuite les exporter sur les marchés étrangers. 
    En matière de tourisme, le président Rohani a estimé que le 
secteur pouvait être aussi développé qu'en France.  
    La plupart des problèmes de l'Iran sont internes et ne sont 
pas dus aux sanctions, a déclaré Hassan Rohani, en citant 
l'ayatollah Khamenei, le Guide suprême de la révolution, qui est 
au-dessus de lui et qui a le dernier mot sur tous les sujets. 
    "Le Guide dit que les sanctions ont causé 40% des problèmes 
du pays; 60% de nos problèmes ne sont pas liés aux sanctions, 
ils sont liés à nos propres problèmes internes", a dit Rohani. 
    Le président a également fustigé le Conseil des gardiens, 
entité religieuse formée de douze membres qui supervise les 
élections, qui a approuvé seulement 166 des 801 candidatures à 
l'Assemblée des experts, le collège chargé d'élire le Guide 
suprême de la révolution islamique, pour les élections du 26 
février. 
    Parallèlement, 7.000 des 12.000 candidats aux élections 
législatives du même jour, dont la quasi-totalité des 
réformateurs et de nombreux modérés, ont également été 
disqualifiés. 
    "Il ne doit y avoir aucun doute dans l'esprit de quiconque 
au sujet de ces élections et nous devons tous y travailler 
activement", a dit le président.  
    Un de ses alliés, l'ancien président Akbar Hachémi 
Rafsandjani, a également fait part de ses critiques lundi. 
        
 
 (Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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