Les sociétés de gestion françaises en avance dans la mise en oeuvre de la directive AIFM

le
0

Le baromètre mis en place par l’AFG avec Kurt Salmon et l’ASPIM révèle que les sociétés de gestion françaises sont en avance par rapport à leurs concurrentes européennes dans la mise en œuvre de la directive AIFM.

La directive AIFM est entrée en vigueur le 22 juillet 2013. Elle vise à encadrer les gestionnaires de Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA) - les SCPI en font partie - comme surveiller et limiter les risques systémiques ou encore accroître la protection des investisseurs. Aujourd'hui, 72% des sociétés de gestion estiment avoir réalisé la plus grosse partie des travaux, et être ainsi en ligne ou en avance par rapport au planning initial. D'après Stéphane Janin, directeur des Affaires Internationales de l’AFG, elles sont plus de 50 à avoir déjà été agréées par l’AMF au titre de la directive. Une dynamique qui « traduit la volonté offensive de nombreuses sociétés de gestion françaises d’exporter leurs services et activités auprès de clients non-résidents ».

Parmi les principaux enseignements, le baromètre souligne l'attractivité du label « AIFM ». 62% des sondés qui sont en dessous des seuils d’obligation d’enregistrement imposés par la directive ont décidé volontairement d’opter pour l’agrément AIFM et 43% d’entre eux ont déposé leur dossier. En effet, l’obtention du passeport européen permet aujourd’hui à un gestionnaire de gérer ses FIA au sein de l’UE, et de pouvoir les commercialiser dans tous les Etats membres. De plus, la règlementation AIFMD assure un cadre européen réglementé, un « argument fort vis-à-vis des investisseurs souhaitant être rassurés sur leurs choix ».

Deuxième remarque, 56% des répondants confirment avoir fait des adaptations marginales du reporting aux investisseurs  ce qui « démontre le haut niveau de transparence d’ores et déjà garanti et communiqué aux investisseurs ».

Le 3ème point clé concerne l'organisation à prendre pour garantir l'indépendance des fonctions des risques et d'évaluation des actifs afin de limiter les risques de conflits d'intérêts. Très majoritairement, les sociétés de gestion souhaite « naturellement » conserver cette fonction en interne. Plus précisément, 76% des sociétés de gestion ont choisi de maintenir la gestion des risques en interne et seulement 6% déclarent vouloir externaliser la gestion de la liquidité  soulignant ainsi la « forte expertise française dans ce domaine ». Enfin, la principale difficulté réside dans la production des reportings à des destinations des autorités de tutelle. Du fait de l'utilisation de données non standardisées provenant de multiples sources , moins de 20%  des acteurs de la gestion ont opté pour une externalisation à un asset servicer tandis que 34% réfléchissent encore. La prochaine édition du baromètre, prévue cet automne sera l’occasion de suivre l’évolution de toutes ces adaptations.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant