Les sociétés de gestion doivent répondre aux nouveaux besoins des investisseurs

le
0
(NEWSManagers.com) - Comment les sociétés de gestion peuvent-elles s'adapter aux nouveaux besoins des investisseurs, institutionnels ou particuliers ? C' est cette question qui était posée lors de la conférence annuelle de Fitch Ratings.
Côté compagnies d' assurances, qui représentent en Europe 7.000 milliards d' euros, les défis diffèrent selon que l' on parle de l' actif général ou des unités de compte.
Concernant l' actif général, les assureurs doivent non seulement faire face à la faiblesse des taux, mais également à Solvency II. Cette nouvelle réglementation va se traduire par une gestion obligataire de plus en plus liée au passif, et va conduire de ce fait à moins de délégation, à l' utilisation de plus de dérivés, à un benchmarking moins financier et à une meilleure connaissance du passif par les sociétés de gestion. Parallèlement, l' appétit va être plus fort pour la convexité (convertibles, long/short, stratégies d' options) et des actifs à haut rendement (actions à forts dividendes, Reits, structures qui versent des coupons), indique Aymeric Poizot, regional head EMEA de Fitch FAM Group. Au total, le portefeuille des assureurs devrait comprendre davantage d' obligations souveraines, moins d' actions, plus d' immobilier et des crédits à plus faible duration.
En termes opérationnels, les exigences en fonds propres vont devenir la nouvelle norme de risque. Par ailleurs, cela va avoir des implications en termes de reporting et les produits qui ne sont pas transparents n' auront pas leur place.
Pour les unités de compte, Aymeric Poizot estime que les fonds flexibles sont les mieux à même de reconquérir les clients, sachant que cela devra s' accompagner de beaucoup de pédagogie.
S' agissant des fonds de pension, qui pèsent 3.500 milliards d' euros, la tendance est à l' éloignement des actifs traditionnels pour se diriger notamment vers des classes d' actifs diversifiantes, commet les devises, les hedge funds, la dette émergente? " Une opportunité à saisir pour les sociétés de gestion " , selon Charlotte Quiniou, director, Fitch FAM Group, qui cite notamment l' intérêt pour les fonds de hedge funds, notamment de la part des fonds de pension suisse et d' Europe du Nord.
Par ailleurs, Charlotte Quiniou note la tendance des fonds de pension, notamment au Royaume-Uni, à passer d' un système de plans à prestations définies à celui de plans à contributions définies. Une évolution qui a pour conséquence que l' interlocuteur des sociétés de gestion devient l' investisseur individuel. Les problématiques deviennent donc les mêmes que celles de la distribution.

Ce pan, justement, représente 15.500 milliards d' euros dans la zone euro et 4 milliards au Royaume-Uni. Des montants à relativiser, 42 % de cette épargne étant sur des dépôts et 9 % seulement étant investis sur des fonds. Charlotte Quiniou observe que les particuliers ont tendance de plus en plus à se porter vers les fonds diversifiés incluant les fonds flexibles. " Les investisseurs particuliers n' ont pas à prendre de décision d' allocation d' actifs eux même. C' est aux sociétés de gestion de le faire " . Parallèlement, l' aversion au risque des investisseurs est devenue assez faible.

Enfin, Charlotte Quiniou a souligné l' importance de la communication ; dans un marché devenu sceptique vis-à-vis des produits financiers.

info NEWSManagers

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant