Les socialistes espagnols entament leurs consultations

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 (Actualisé avec déclaration de Sanchez après ses premières 
consultations) 
    par Sarah White 
    MADRID, 3 février (Reuters) - Les socialistes espagnols ont 
entamé mercredi des négociations en vue de former un 
gouvernement, une tâche qui s'annonce ardue vu les doléances de 
chacun des partis politiques et l'émiettement du Parlement. 
    Le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol 
(PSOE) Pedro Sanchez a rencontré mercredi les représentants de 
petits partis de gauche et de formations régionales. Il verra 
jeudi les libéraux de Ciudadanos et vendredi le parti 
anti-austérité Podemos. 
    Le chef de file du PSOE a également indiqué qu'il tenterait 
de voir la semaine prochaine le Parti populaire (PP, droite) du 
président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, qui a renoncé 
en fin de semaine dernière à tenter de trouver une majorité. 
    "Le sentiment qui est le mien après la série de discussions 
que j'ai eues avec différents partis est que cela commence 
bien", a dit Sanchez mercredi soir après s'être entretenu avec 
les représentants des anciens communistes d'Izquierda Unida 
(Gauche unie) et des partis régionaux de Valence et des 
Canaries. 
    Sanchez s'est vu confier lundi la tâche de former le futur 
gouvernement espagnol, succédant à Rajoy. Le chef du 
gouvernement sortant, qui espérait former une "grande coalition" 
à l'allemande avec le PSOE et Ciudadanos, a reconnu qu'il ne 
disposait pas des voix nécessaires pour demander la confiance du 
Parlement. 
    Les négociations, que mèneront six négociateurs socialistes 
désignés par Sanchez, devraient se concentrer sur quatre 
domaines: la création d'emplois, la réduction des inégalités, le 
rétablissement de la confiance dans les institutions et la 
réforme de la Constitution pour mieux prendre en compte le cas 
de la Catalogne, a-t-il dit. 
    "Avant de savoir 'qui' le fera, nous devons déterminer  
'quoi' faire", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. 
    Etant donné la fragmentation exceptionnelle du Parlement 
espagnol issu des élections législatives du 20 décembre, les 
socialistes auront besoin du soutien d'au moins trois partis et 
de l'abstention du plusieurs autres pour obtenir une majorité 
simple. 
    Mais, outre des doctrines économiques radicalement opposées, 
les partis en question sont en désaccord sur des sujets 
fondamentaux comme l'organisation d'un référendum sur 
l'indépendance de la Catalogne. 
    Pedro Sanchez a estimé mardi qu'il lui faudrait au moins un 
mois avant de solliciter la confiance du Parlement. 
    Si sa tentative échoue, les autres candidats potentiels 
auront deux mois pour tenter à leur tour de former une 
coalition, faute de quoi de nouvelles élections seront 
convoquées. 
    Le Parti populaire est arrivé en tête des législatives de 
décembre, mais avec 123 élus, il a perdu sa majorité absolue 
(dont le seuil est fixé à 176 élus). Les socialistes du PSOE, 
également en recul, comptent 90 députés. Suivent les 69 élus de 
Podemos, les 40 de Ciudadanos et plusieurs petits partis, dont 
les ex-communistes d'Izquierda Unida et les formations 
nationalistes catalane et basque.     
 
 (avec Julien Toyer et Blanca Rodriguez; Julie Carriat et 
Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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