Les sites nucléaires belges, cibles potentielles des terroristes

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Les tours de refroidissement de la centrale de Doel en Belgique le 12 janvier 2016.
Les tours de refroidissement de la centrale de Doel en Belgique le 12 janvier 2016.

Des habilitations ont été retirées à quatre salariés d’une centrale de Liège quelques heures après les attentats de Bruxelles.

Les indices recueillis au fil de plusieurs enquêtes laissent de moins en moins planer le doute : le nucléaire belge pourrait être l’une des cibles des terroristes. Quatre sites sont potentiellement concernés : les centrales de Tihange et de Doel, le Centre d’études nucléaires (CEN) de Mol, et l’Institut national des radioéléments situé à Fleurus. Tous sont protégés aujourd’hui par des militaires lourdement armés.

Deux éléments appellent en effet à la vigilance. Le premier est une vidéo de dix heures retrouvée lors de la perquisition, le 30 novembre 2015, du domicile bruxellois de Mohamed Bakkali, soupçonné d’être l’un des logisticiens de la cellule de Molenbeek. Le film montrait les allées et venues du physicien qui dirige le CEN, où sont notamment stockées de faibles quantités d’uranium, qui pourraient servir à fabriquer « une bombe sale ». Ce point de l’enquête n’a fuité dans la presse belge qu’en février.

Craintes de complicités intérieures Le second concerne le retrait, quelques heures après les attentats du 22 mars, de quatre « habilitations sécurité » accordées à des travailleurs de la centrale de Tihange, près de Liège. L’information a été confirmée, vendredi, lors des auditions de plusieurs membres du gouvernement par une commission parlementaire. Didier Reynders, ministre des affaires étrangères et dont les services pilotent l’Autorité nationale de sécurité (ANS) chargée de délivrer les accréditations, a expliqué devant la commission que trois retraits déjà en co...

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