Les signaux que donne la gestion collective

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(lerevenu.com) - Assistera-t-on, en 2013 à une réorientation durable vers les placements à risques que sont, par exemple, les actions ? Les chiffres de janvier publiés par Europerformance-Six semblent confirmer que la tendance paraît en tout cas enclenchée. Les fonds de trésorerie (euro) ont, certes gagné encore 1,82 milliard d'euros de souscriptions, le mois dernier, mais cela ne représente que 0,5% des encours (329,7 milliards d'euros) de cette classe d'actifs dits de court terme. Les trésoreries des entreprises industrielles et commerciales, qui ne se hasardent pas dans les investissements en actions, y ont encore massivement recours et faussent donc un peu l'analyse.

Autre placement défensif, les fonds obligataires (toutes devises confondues), dont les performances depuis deux ans réjouissent leurs porteurs, institutionnels et souscripteurs de contrats d'assurance vie en euro, ont connu une vague de retraits nets de 333 millions d'euros (0,4% des encours), en janvier, liés sans doute à des prises de bénéfice. Par ailleurs, le regain d'intérêt pour les obligations convertibles est perceptible, avec un montant de 429,4 millions d'euros de souscriptions nettes, soit 3% des encours gérés. Il témoigne lui aussi d'un certain appétit pour les actions, auxquelles ces obligations peuvent, dans certaines conditions, donner accès.

Le mois dernier, les fonds investis en actions ont suscité, d'après les statistiques d'Europerformance-Six, 1,41 milliard d'euros de souscriptions nettes, soit 0,7% des encours qui se montaient, fin janvier, à 184,2 milliards d'euros. Ce n'est pas non plus un raz-de-marché et les indices boursiers, ce mois-là, n'ont pas non plus fait un saut de carpe. Mais c'est un constat en tout cas plus positif que la catégorie des fonds matières premières, qui ont affiché 113,6 millions d'euros de retraits nets dans le mois, soit 13% d'encours, il est vrai, modestes en France (862,6 millions d'euros).

Les fonds garantis et ceux dits à formule ont, eux aussi, été délaissés en janvier. Leurs encours très élevés de 52,7 milliards d'euros ont subi 540 millions de retraits nets (1% du total), un repli que l'on peut aussi attribuer à un désir des investisseurs de se tourner vers des placements plus à risque, donc à la performance est moins bridée par des montages financiers complexes assurant la supposée garantie.

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