Les sidérurgistes reprennent leurs actions à Florange

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NOUVELLES ACTIONS À FLORANGE
NOUVELLES ACTIONS À FLORANGE

STRASBOURG (Reuters) - Les syndicalistes d'ArcelorMittal, qui ont marché toute la semaine dernière vers Paris pour populariser leur mouvement, ont repris mercredi leurs actions à Florange (Moselle) pour obtenir le redémarrage des hauts-fourneaux et de la filière "packaging".

Les militants de la CFDT, de la CGT et de FO ont bloqué en début de matinée l'accès aux "grands bureaux" où travaillent cinq à six cents personnes, avant de se rabattre dans l'après-midi sur les expéditions de "l'usine à froid" où ils interdisaient toute entrée et sortie de camions.

Les barrages ont été levés à 17 heures, a-t-on appris auprès de l'intersyndicale et de la direction.

De 70 à 80 personnes participaient à l'opération, a précisé Frédéric Weber, de la CFDT.

"Nous avons une exigence, c'est qu'il y ait au moins un responsable important du groupe qui vienne discuter avec nous. Il nous faut des perspectives", a-t-il dit à Reuters.

Ce responsable ne peut pas être, à leurs yeux, le directeur du site, mais au minimum un dirigeant d'ArcelorMittal France ou des aciers plats carbone en Europe.

Le dernier contact avec la direction remonte au 9 mars quand une réunion à la sous-préfecture de Thionville s'était soldée par un échec.

La direction de l'usine a regretté, dans un communiqué, "que l'entrée de son site administratif soit une nouvelle fois bloquée par quelques manifestants, ce qui porte atteinte à la libre circulation des personnes et des biens".

Elle affirme "sa volonté de maintenir le dialogue social et se dit tout à fait disposée à rencontrer une délégation, dans le respect d'un climat pacifique". Cette rencontre se déroulerait au niveau demandé par les syndicats, sous réserve d'un retour à la normale sur le site, a précisé à Reuters un porte-parole de la direction.

Les syndicats, contactés dans la soirée, se disaient sans nouvelles de la direction et s'apprêtaient à poursuivre leurs actions jeudi.

ArcelorMittal réaffirme de son côté le caractère "temporaire" de la "suspension" de certains outils justifiée selon elle par "la situation des marchés".

Les syndicats demandent le rallumage des deux hauts-fourneaux, qui conditionnent l'emploi de 550 des 2.750 salariés du site, et le redémarrage de l'activité "packaging", en veilleuse depuis l'automne dernier.

La direction assure que l'activité reprendra dès que la conjoncture économique le permettra.

Les militants sont sous la menace d'un jugement en référé du tribunal de Thionville déclarant illégal le blocage de l'accès au bâtiment administratif.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal

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  • Georg47 le mercredi 11 avr 2012 à 19:16

    S'il y a surproduction, il y a baisse des prix et si baisse des prix les industriels doivent fermer les usines les moins rentables....Je ne vois pas pourquoi nous devrions payer pour entretenir à grand frais ces métallos. Ils peuvent changer de métier, ce n'est pas honteux que de se reconvertir