Les sidérurgistes appellent le G7 à les protéger contre la Chine

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    BRUXELLES, 25 mai (Reuters) - Douze fédérations 
sidérurgiques ont appelé le Groupe des Sept, qui se réunit cette 
semaine au Japon, à empêcher les importations à bas prix d'acier 
chinois de créer des distorsions de concurrence sur le marché 
mondial.  
    Les producteurs d'acier ont été sévèrement touchés par la 
chute des prix, attribuée par l'Europe et les Etats-Unis aux 
importations massives en provenance de Chine, qui s'ajoute à 
l'effondrement de la demande après la crise économique mondiale. 
    Ces difficultés ont notamment débouché sur l'annonce par 
Tata Steel  TISC.N  en mars de la cession de toutes ses 
installations au Royaume-Uni, lourdement déficitaires. Les 
dirigeants britanniques s'efforcent depuis de sauver les 
milliers d'emplois menacés par cette décision. 
    Le gouvernement américain a déjà fait savoir que les 
dirigeants du G7 évoqueraient les moyens de réduire les 
surcapacités industrielles mondiales, et notamment l'excédent de 
production d'acier existant.     
    Des lettres ouvertes, publiées mercredi, de 12 fédérations 
de l'industrie sidérurgique et d'autres producteurs, aux 
dirigeants des économies avancées appellent le G7 à aborder la 
question des mesures à prendre contre les pays qui ne respectent 
pas les règles des économies de marché, notamment la Chine, et à 
agir contre la surproduction mondiale d'acier. 
    "Si la surcapacité mondiale née des activités non rentables 
d'entreprises soutenues par l'Etat se prolonge, elle menacera la 
survie de sociétés rentables qui opèrent dans des environnements 
avec peu ou pas de soutien de l'Etat", a déclaré Axel Eggert, 
directeur général de la fédération européenne de l'acier, 
Eurofer, dans un communiqué envoyé par messagerie électronique. 
    Le 12 mai, le Parlement européen s'est opposé, à une très 
large majorité, à ce que l'Union européenne reconnaisse à la 
Chine le statut d'économie de marché et réduise ainsi ses 
capacités de lutte antidumping.   
    La Chine estime pour sa part qu'elle a droit à ce statut 
après 15 ans au sein de l'Organisation mondiale du Commerce 
(OMC) et qu'elle est accusée à tort d'être responsable de la 
crise de l'acier par ces nations qu'elle juge protectionnistes.  
 
 (Barbara Lewis, Juliette Rouillon pour le service français, 
édité par Véronique Tison) 
 

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