Les séparatistes touaregs au Mali acceptent un cessez-le-feu

le
0
MISSION DE BONS OFFICES À KIDAL DU PRÉSIDENT DE L'UNION AFRICAINE
MISSION DE BONS OFFICES À KIDAL DU PRÉSIDENT DE L'UNION AFRICAINE

BAMAKO (Reuters) - Les séparatistes touaregs qui se sont emparés de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, le week-end dernier, ont accepté un accord de cessez-le-feu proposé par le chef de l'État mauritanien et président en exercice de l'Union africaine, Mohamed Ould Abddelaziz, qui s'est rendu sur place vendredi.

"Je peux confirmer que nous avons accepté un cesse-le-feu", a déclaré à Reuters Ambeiry Ag Rhissa, représentant du mouvement, joint par téléphone à Kidal.

"Nous avons également accepté un échange de prisonniers et une enquête d'une commission indépendante sur ce qui s'est passé dans le Nord", a-t-il ajouté.

Le président de l'UA était accompagné d'Albert Koenders, représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Mali et chef de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali).

Les séparatistes du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont attaqué le bureau du gouverneur de la région samedi dernier à l'occasion d'une visite du nouveau Premier ministre, Moussa Mara, et l'armée a tenté sans succès de les repousser mercredi.

Le ministère malien de la Défense a fait savoir vendredi qu'une vingtaine de militaires avaient été tués et une trentaine blessés lors de cette offensive.

Il s'agit des combats les plus meurtriers depuis l'accord de paix provisoire signé l'an dernier par le gouvernement et les séparatistes.

"Il y a eu des morts et des blessés des deux côtés. Nous avons eu une trentaine de blessés (...) et ensuite nous avons une vingtaine de morts, malheureusement", a déclaré Soumeylou Boubeye Maiga dans un discours diffusé à la télévision jeudi soir.

Le gouvernement accuse le MNLA d'avoir renoué avec les djihadistes qui avaient profité de leur offensive de 2012.

Le mouvement dit s'être emparé de sept villes du nord du Mali en plus de Kidal après le départ des soldats maliens qui se sont enfuis vers le Sud ou ont abandonné leurs positions pour se réfugier dans les camps de la Minusma.

La mission de l'Onu précise avoir pris sous sa protection 62 soldats maliens dans sa base de Kidal et 290 autres à Aguelhok.

Elle ajoute avoir procédé à l'évacuation par avion de 61 soldats maliens blessés vers la ville de Gao et vers la capitale, Bamako.

(Tiemoko Diallo et Adama Diarra, avec Bate Felix à Dakar, Danielle Rouquié et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant