Les séparatistes basques se détournent d'ETA

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Ils affirment avoir rompu avec la violence politique.

À Madrid

Ils étaient les commissaires politiques d'ETA. Une espèce de police des terroristes, chargée de contrôler leur propre bras politique. Samedi dernier, douze ans après sa création, cette organisation, cet État dans l'ETA, Ekin, a annoncé sa dissolution. Conséquence: la gauche abertzale («patriote»), le prolongement naturel du groupe armé dans les urnes, est désormais plus libre de ses mouvements. Et elle entend bien profiter de cette indépendance pour engranger des succès électoraux.

L'autodissolution d'Ekin a été décidée «après un débat profond induit par le changement de stratégie de la gauche abertzale», ont expliqué sans guère convaincre ses dirigeants. En réalité, tout porte à croire que cette annonce s'est limitée à entériner un état de fait. «Depuis deux ans, Ekin n'était plus qu'un fantôme», analyse Florencio Domínguez, rédacteur en chef de l'agence Vasco Press. Deux maux ont été fatals à la courroie de transmission: «Les o

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