Les secrets de la vente de Yoplait

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La coopérative Sodiaal était prête à partager la petite fleur avec le géant suisse et son ennemi lavallois. Mais Lactalis voulait le contrôle de la marque pour lui seul. Faute d'accord, l'américain General Mills a gagné.

Si les produits laitiers sont nos amis pour la vie, les industriels du secteur ne sont pas toujours des tendres. Kendall Powell, le directeur général de General Mills, entré il y a une semaine en négociations exclusives pour racheter 51% de Yoplait, peut remercier Emmanuel Besnier, le patron de Lactalis. Selon plusieurs sources au c½ur du dossier, Nestlé aurait sans doute pu devenir coactionnaire de Yoplait, associé avec Lactalis, son partenaire en Europe pour les yaourts. Mais Emmanuel Besnier, le patron de Lactalis, s'est opposé à un tel schéma. Le très secret patron et principal actionnaire de Lactalis a longtemps pensé qu'il parviendrait à racheter 100% de Yoplait. «Pour lui, c'était tout ou rien», résument la plupart des acteurs du dossier. Ce fut donc rien.

Lactalis rêvait de Yoplait depuis plus de dix ans. Entre 2007 et 2008, Emmanuel Besnier a même mené des tractations en vue d'un rapprochement amiable avec Sodiaal pour se partager la petite fleur. Mais

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