Les secrets d'une défense de fer

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Les secrets d'une défense de fer
Les secrets d'une défense de fer
Pour se qualifier pour la finale de la Ligue des Champions, la Juventus Turin devra quitter Santiago-Bernabeu sans prendre le moindre but. Une performance que les Turinois ont déjà réussi à Monaco le mois dernier grâce à une défense de fer.

Le mois dernier, c’est fiers de leur parcours mais également frustrés que les Monégasques ont quitté la scène européenne par la grande porte. Battu 1-0 à Turin au match aller, l’ASM n’a pas réussi à tromper la vigilance d’une défense turinoise aussi solide qu’écœurante au retour. Tout sauf une surprise dans un pays qui s’est construit une réputation de maniaque des lignes arrières avec le décrié mais efficace « catenaccio ». Marquage, pressing, agressivité (parfois à la limite) et absence de prise de risques. Après 35 matchs de Serie A cette saison, les Bianconeri n’ont encaissé que 20 buts, illustrant avec brio la transition réussie entre Antonio Conte et Massimiliano Allegri sur le banc l’été dernier.

La BBC de la Juve : Bonucci-Barzagli-Chiellini

A son arrivée en 2011, Antonio Conte décidait de mettre en place un système assez novateur pour l’époque : un 3-5-2. Le système du retour au sommet pour une Juve sacrée championne d’Italie en fin de saison, pour la première fois depuis le scandale du « Calciopoli ». Pour mettre au point sa défense à trois, l’entraîneur turinois s’est entouré de joueurs de confiance. Trois Italiens capables de s’entendre à merveille sans la barrière de la langue. Le premier, Giorgio Chiellini, incontournable et fidèle défenseur de la Vieille Dame, resté au club après la relégation administrative en Serie B. A ses côtés, deux compères de sélection recruté en 2010 puis 2011 : Leonardo Bonucci et Andrea Barzagli. Avec sa défense à trois, Conte conquiert trois titres de champion d’Italie consécutifs. Longuement blessé à un mollet après la Coupe du Monde 2014, Barzagli n’a débuté sa saison qu’à la fin de l’hiver. Du coup, entre temps, le successeur de Conte, Massimiliano Allegri, a tenté de mettre en place un nouveau système basé sur une défense à quatre, plus traditionnelle.

A trois ou à quatre contre le Real ?

Mais à Monaco, quand la Juventus ne devait pas encaisser le moindre but pour se qualifier, Allegri a remis au goût du jour son 3-5-2. Avec succès. Dominés, parfois à la limite, les Bianconeri n’ont jamais rompu. Souvent avec l’aide de Gianluigi Buffon, toujours aussi performant sur sa ligne de but à 37 ans. Mais la Vieille Dame a subi. Trop, beaucoup trop au goût de son entraîneur, qui sait que la puissance offensive du Real Madrid n’a rien de comparable avec celle de Monaco. C’est pourquoi ce mercredi, le 3-5-2 pourrait cette fois être laissé au placard. Dans cette hypothèse, Barzagli prendrait place sur le banc, et Chiellini et Bonucci formerait la charnière centrale, épaulés par Evra et Lichtsteiner dans les couloirs. « Je suis au club depuis dix ans et c’est le match le plus important que j'ai connu », a déjà lancé Giorgio Chiellini dans la semaine. Qu’importe l’association axiale, tous trois se connaissent par cœur. Depuis trois ans, ils se retrouvent à chaque rassemblement en sélection. De quoi parfaire les automatismes pour trois piliers de la Squadra Azzurra : Chiellini compte 76 sélections, Barzagli 51 et Bonucci 45. Et tous trois restent sur une série assez fascinante. Alignés ensemble, ils n’ont encaissé aucun but depuis…la Coupe du Monde ! Leur entente ne sera pas de trop face au trident offensif madrilène (C.Ronaldo, Benzema, Bale) mercredi soir. L’histoire moderne de la Vieille Dame en dépend peut-être.

 

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