Les secrets architecturaux de la canopée des Halles

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VIDÉO - La canopée est la porte d’entrée verticale qui matérialise une montée vers Paris. En partenariat avec le Pavillon de l’Arsenal, Le Figaro Immobilier vous fait découvrir cet édifice situé en plein cœur de Paris.

Certains lui trouvent du charme. D’autres la qualifient d’affreusement laide. Quelques-uns vantent son côté «dépaysant», «nouveau», tout en s’offusquant de certaines particularités: par temps de pluie, sa capacité à créer de véritable cascades sur son toit qui viennent s’écraser ensuite dans les escaliers de l’édifice... ou sur la tête des passants un peu inattentifs! La canopée des Halles, inaugurée il y a quelques mois, laisse peu de personnes indifférentes. Les étapes de sa construction se sont transformées en petit feuilleton médiatique.

Le Figaro Immobilier, en partenariat avec le Pavillon de l’Arsenal, centre d’urbanisme et d’architecture de Paris et de la métropole parisienne, vous fait découvrir comment les architectes ont pensé cet édifice de «transition entre la Gare Chatelet-Les Halles jusqu’à l’espace public situé sur le parvis». Une «peau de verre diaphane» formée de 16.000 «écailles». À l’intérieur, 7050 mètres carrés d’équipements culturels et plus de 8000 mètres carrés de commerces.

Concrètement, comment est disposé la canopée? L’ancien patio, situé à 14 mètres de profondeur, a été reconfiguré et élargi de façon évasée pour assumer une montée vers Paris sur un espace qui s’ouvre sur 95 mètres côté jardin et qui libère une perspective est-ouest de 450 mètres de longueur. «Il s’agit d’un espace vertical qui monte vers Paris, explique Patrick Berger, architecte de la canopée des Halles. Il s’agissait donc d’abriter cet espace central et nous souhaitions avoir une lumière diffuse, assez douce. Cela a donné lieu à une couverture faite de verre dont la tonalité avait cet objectif pour pouvoir laisser une lumière douce qui éclaire tout le bas du patio.»

Les équipements culturels ont quant à eux été dispatchés au nord et au sud pour former le contour de cet espace public central. «Nous avons discrétisé l’enveloppe de verre en élément de verre plat, un peu comme des écailles de poissons pour pouvoir s’adapter à toutes les courbures. Il y a des arrêtes métalliques qui tiennent chaque élément de verre qui pendant les longues variations du soleil est-ouest en passant par le sud permettent de créer une sorte de vibration changeante sur le bâtiment», décrit Patrick Berger.

Dernière caractéristique symbolique de cette canopée: il s’agit d’une «porte de Paris» qui est désormais visible! Chaque jour, ce sont des dizaines de milliers de voyageurs, promeneurs, et travailleurs qui arrivent par voie souterraine. Ils viennent de banlieue, de province, voire de l’étranger... Cette porte d’entrée verticale vers la ville-lumière est donc enfin mise en valeur.

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  • mcarre1 il y a 5 mois

    Gros défaut de conception: "par temps de pluie, sa capacité à créer de véritable cascades sur son toit qui viennent s’écraser ensuite dans les escaliers de l’édifice... ou sur la tête des passants".