Les scandaleuses sont des femmes comme les autres !

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Joséphine Baker : moeurs légères, mais convictions fortes et chevillées au corps.
Joséphine Baker : moeurs légères, mais convictions fortes et chevillées au corps.

En leur temps, elles ont ridiculisé, choqué et parfois piétiné leurs contemporains. Elles ont également dérangé, révolté et ont été jalousées par leurs contemporaines. Les siècles passant, toutes ont fait avancer ce que le XXe siècle a appelé la cause des femmes. L'érotomane Messaline a contribué à ouvrir les portes du pouvoir aux affranchis. Gabrielle d'Estrées acheva de convaincre Henri IV de se convertir au catholicisme et tint son rang de reine in partibus en dépit d'une opinion publique vent debout contre elle. La belle et richissime Marie-Catherine Brignole osa divorcer d'Honoré III prince de Monaco vulgaire, possessif et jaloux pour vivre son amour avec le prince de Condé. Mieux, elle consacra son immense fortune au retour de la monarchie et à la chute de Napoléon. La duchesse de Berry poursuivra le même but. Épouse d'un neveu de Louis XVIII, elle sera une ennemie irréductible de la monarchie de Juillet qu'elle tentera coûte que coûte de renverser. Elle tentera une alliance avec les Vendéens, lèvera une armée, mais mourra dans le dénuement.Plus près de nous, Wallis, la duchesse de Windsor, la demi-mondaine Mata Hari, espionne au petit pied, ou encore l'artiste Joséphine Baker furent considérées comme des scandaleuses. Si leurs moeurs scandalisèrent leur époque, leurs excès sont aujourd'hui regardés d'un oeil moins sévère.Marc Fourny, historien professeur et journaliste - notamment pour Le Point.fr -, réhabilite ses...

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