Les sans-grade ressuscitent la Squadra

le
0
Les sans-grade ressuscitent la Squadra
Les sans-grade ressuscitent la Squadra

La bella storia ! Pour la première fois depuis 2000, année où elle s’était hissée en finale, l’Italie entame un Euro par deux succès. Antonio Conte, le sélectionneur italien, s’en souvient parfaitement, car il portait alors le maillot de la Squadra. A cette époque, les stars pullulaient sur le terrain : Maldini, Del Piero, Cannavaro, Albertini, etc. Aujourd’hui, à l’exception du grand Gianluigi Buffon, de sa défense made in Juventus Turin (Bonnucci, Chiellini et Barzagli) et de De Rossi, le reste de l’équipe prend rarement la lumière. Même en Italie, les Tifosi ne se battent pas pour acheter les maillots de Candreva, Zaza, Eder, Pellè ou Parolo. Ces noms ne font rêver personne et avaient même tendance à déprimer le pays avant la compétition.

 

« Très peu de gens nous imaginaient qualifiés aussi vite, reconnaît Conte. Il y a eu beaucoup de critiques. » Et un homme en a concentré énormément : Eder. A l’annonce de sa sélection, beaucoup se sont interrogés sur la présence parmi les 23 d’un joueur né au Brésil, il y a trente ans, et loin d’être le plus fort en Série A. Arrivé à l’Inter Milan en janvier, il a, depuis, inscrit un seul but en championnat. Mais sa superbe réalisation, hier en fin de match, a donné raison à son entraîneur. « Mon but est pour tout le monde, souligne-t-il. Du magasinier aux joueurs. Chacun fait des sacrifices pour penser aux autres. » « J’ai autant misé sur des joueurs que sur des hommes, précise Conte. Eder et les autres ressentent la responsabilité de porter ce maillot. Il y a de l’estime et de la confiance entre nous. Avec ce groupe, il y a quelque chose à faire. No u s s omme s comme une voiture arrivée avec les pneus dégonflés. Nous sommes en train de les regonfler peu à peu. C’est bien, surtout dans une période difficile pour le foot italien. »

 

Car si Conte tire sur les ficelles de la psychologie et de l’orgueil pour bonifier son groupe, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant