Les salariés du Peninsula Paris veulent garder leur patron

le , mis à jour à 09:00
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Les salariés du Peninsula Paris veulent garder leur patron
Les salariés du Peninsula Paris veulent garder leur patron

Un homme « gentil, simple qui ne se comportait pas comme un petit chef, refusait qu'on lui porte sa mallette comme certains directeurs d'hôtel trois étoiles ». Lorsqu'elle évoque Nicolas Beliard, son patron, Naoual Ramdani, déléguée CGT, a le sourire aux lèvres et la voix teintée d'émotion. Depuis deux jours, c'est le monde à l'envers au Peninsula Paris, cet hôtel cinq étoiles situé sur la chic avenue Kléber (XVIe). Devant l'entrée du personnel, les délégués CGT distribuent des tracts pour rendre hommage à « Monsieur Belliard »... leur « général manageur », disent-ils.

 

Après deux ans passés à la tête de cet hôtel de luxe inauguré il y a deux ans, le directeur a annoncé la semaine dernière à ses 580 salariés son départ surprise d'ici le 30 juin après, selon la direction, un « accord à l'amiable passé avec les propriétaires ». Une décision que les salariés estiment ni expliquée, ni motivée.

 

L'hôtel est détenu par des investisseurs moyen-orientaux et asiatiques -- à 80 % par la compagnie qatarienne Diar, filiale du géant hôtelier Katara Hospitality, et à 20 % par le groupe hongkongais The Hongkong and Shanghai Hotels. La CGT, seul syndicat présent dans l'entreprise depuis 2015, juge cette nouvelle « incompréhensible » et s'interroge.

 

La baisse de la fréquentation par les touristes chinois, russes et américains dans la capitale à la suite des attentats ? La volonté de reprise en main des investisseurs qatariens ? « Le directeur vient de revaloriser nos salaires de 2 %. Nous sommes le seul hôtel parisien à avoir connu ça en 2015. M. Belliard a-t-il été trop gentil avec nous ? Les Qatariens veulent-ils davantage de rentabilité ? » s'interrogent les déléguées Naoual et Julina, agent de sécurité et femme de chambre, qui, dans leur tract, condamnent cette décision.

 

« Il était lui aussi salarié et nous disait de temps en temps : Je partirai avant ...

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  • akelacca il y a 6 mois

    "Ce tract n'est pas un texte de soutien à ce directeur mais plutôt une mise en garde à l'intention de la nouvelle directrice, relativise de son côté, gêné aux entournures, Didier Del Rey, responsable de l'union syndicale CGT du commerce et des services au niveau national." ca fais mauvais genre a la CGT d'apprécier son patron ?

  • M7097610 il y a 6 mois

    des cgtistes qui aiment leur patron parce qu'il est humain et aime son métier... cela me fait plaisir tout simplement. La vie peut être belle en France avec de la bonne volonté.

  • d.jousse il y a 6 mois

    j'adore la CGT. On adore notre patron....gnagnagna...... mais combien de fois ils l'ont em-mer-dé celui la. la CGT dans un Hôtel c'est pire que des punaises de lit.

  • s.thual il y a 6 mois

    Ajoutons les saccages de la cgt ça n incite pas à faire affluer les clients à paris.l,image donne de la france aux touristes étrangers n,est pas de nature à atirer. Mais plutôt attristée voire même révolter.