Les salariés de Freescale iront devant les prud'hommes

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TOULOUSE (Reuters) - Environ 500 salariés de l'usine de semi-conducteurs Freescale de Toulouse, dont la production s'est arrêtée début août, ont décidé de contester leurs licenciements devant les prud'hommes, a annoncé vendredi la CGT du site.

Le groupe américain, qui a conservé sur place environ 500 employés dans son activité recherche, a stoppé le 10 août dernier l'activité production, qui employait 820 personnes.

Un projet de reprise, qui prévoyait de conserver certains salariés pour développer des semi-conducteurs au nitrure de gallium, a été abandonné en juillet après avoir été examiné par les services d'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.

Réunis jeudi en assemblée générale, les salariés ont décidé de porter leur cas devant la juridiction paritaire, écrit la CGT dans un communiqué, estimant que Freescale "licencie sans être en difficulté".

"L'AG a décidé de monter immédiatement les dossiers pour porter plainte au tribunal des prud'hommes contre Freescale", poursuit le syndicat.

"Dans la suite logique de leurs 30 délégués syndicaux, qui ont donné un avis défavorable en comité d'entreprise pour non justification économique des 821 licenciements, (les salariés) ont décidé de contester leurs licenciements."

En juillet, le commissaire au Redressement productif de la région Midi-Pyrénées a promis que les salariés seraient tous reclassés de manière "pérenne" selon les engagements de l'entreprise américaine.

Sur les 820 personnes concernées, environ 280 salariés avaient trouvé une solution de reclassement avant l'arrêt du site, laissant quelque 500 personnes concernées par le plan social.

Ce sont ces derniers qui ont décidé de porter l'affaire devant les prud'hommes, a précisé à Reuters Eric Hirson, délégué CGT.

"L'AG a voté cette décision. On a commencé le montage d'une centaine de dossier, on a enclenché le processus. L'idée est d'avoir les dossiers prêts pour fin novembre", a-t-il dit, ajoutant qu'une nouvelle assemblée générale permettrait de fixer le calendrier de ce processus.

Jean Décotte, édité par Thierry Lévêque

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