Les salariés d'EADS manifestent en Allemagne

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MANIFESTATION DE SALARIÉS D'EADS EN ALLEMAGNE
MANIFESTATION DE SALARIÉS D'EADS EN ALLEMAGNE

HAMBOURG/MANCHING, Allemagne (Reuters) - Plus de 20.000 salariés allemands d'EADS ont manifesté jeudi pour protester contre les projets de restructuration du groupe européen d'aéronautique et de défense qui pourraient se traduire par des milliers de suppressions d'emplois.

La direction du groupe, dont les pouvoirs publics français et allemand sont actionnaires, a l'intention de fusionner l'an prochain ses activités de défense et dans le secteur aérospatial, ce qui pourrait entraîner la cession de certaines branches.

La société-mère d'Airbus a fait savoir en juillet qu'elle ne pouvait exclure des suppressions d'emplois dans le cadre de ce rapprochement, qui doit être dévoilé en détail le 9 décembre.

Selon des "sources informées", citées la semaine dernière par l'agence de presse allemande DPA, EADS compte supprimer jusqu'à 20% des quelque 40.000 postes de sa nouvelle division Airbus Defence & Space.

Le mouvement de protestation allemand a affecté jeudi 30 sites du groupe, dont les usines Airbus de Finkenwerder et de Stade, près d'Hambourg, ainsi que le site d'Aerotec, fournisseur de l'avionneur, à Augsbourg, en Bavière, selon IG Metall.

"Il s'agit d'un coup de semonce pour que la direction sache que nous nous battrons si elle veut faire des suppressions", a déclaré un représentant du syndicat.

EADS emploie 140.000 personnes, dont 50.000 en Allemagne.

"Ce qui se produit ici n'est pas juste. Nous faisons du profit, nous travaillons à pleine capacité", a fait valoir Peter Störecker, employé sur le site bavarois de Manching, où un millier de salariés d'EADS ont défilé sous la neige, accompagnés d'une fanfare.

Le site, qui dépend des commandes d'Eurofighter, est particulièrement menacé par la baisse des crédits de défense.

"Il s'agit d'assurer la compétitivité à long terme dans la défense et le domaine aérospatial, mais des coupes sont nécessaires pour y parvenir", a dit un porte-parole du groupe en Allemagne.

Jans Hack, Jan Schwartz et Reuters TV; Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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