Les salariés d'ArcelorMittal occupent Florange

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LES SALARIÉS D'ARCELORMITTAL OCCUPENT FLORANGE
LES SALARIÉS D'ARCELORMITTAL OCCUPENT FLORANGE

FLORANGE, Moselle (Reuters) - Environ 200 sidérurgistes d'ArcelorMittal ont envahi lundi matin les locaux de la direction d'ArcelorMittal à Florange (Moselle), avec l'intention de s'y maintenir tant que l'entreprise n'aura pas annoncé le redémarrage des deux hauts-fourneaux.

Les salariés, qui avaient annoncé en fin de semaine dernière leur intention de passer à l'action, ont trouvé les locaux vides et se sont installés dans la salle de réunion jusqu'à nouvel ordre.

L'intersyndicale d'ArcelorMittal, qui réunit la CFDT, la CGT, Force ouvrière et la CFE-CGC, veut forcer la main de la direction mais également interpeller le personnel politique sur l'avenir du dernier site lorrain de la "filière liquide".

"Nous, notre date butoir, c'est le 6 mai, c'est les élections présidentielles", a dit à Reuters Jean-Marc Vécrin, délégué de la CFDT.

Edouard Martin, représentant de la CFDT au sein du comité de groupe européen d'ArcelorMittal, a dénoncé sur RTL la logique, selon lui purement financière, qui conduit le groupe sidérurgique à geler l'activité des hauts-fourneaux de Florange.

"Nous avons assez de commandes pour faire tourner au moins un haut-fourneau. Nous avons tous les mois entre 150.000 et 200.000 tonnes de commandes", a-t-il dit.

Mais, a-t-il ajouté, "pour augmenter ses profits, ArcelorMittal transfère les commandes de Florange vers Dunkerque."

À LA MANIÈRE DES "INDIGNÉS"

Des tentes doivent être installées dans la journée devant le bâtiment de la direction, pour mieux identifier le mouvement de protestation -à la manière des campements d'"indignés"- mais aussi pour favoriser les contacts avec le reste du personnel.

L'occupation du bâtiment administratif est sans conséquence sur le fonctionnement du site, qui tourne au ralenti du fait de l'arrêt des hauts-fourneaux et de la baisse de régime de l'activité "packaging".

Prêts à une action de longue durée, les syndicats ont prévu une série d'actions coup de poing au cours des jours prochains.

Leur coup de colère fait suite à l'annonce, mardi dernier, que les deux hauts-fourneaux, arrêtés, l'un depuis juillet, l'autre depuis octobre 2011, ne redémarreraient pas au deuxième trimestre.

Un comité central d'entreprise doit officialiser l'information jeudi à Paris.

Les mesures de chômage partiel, qui touchent la moitié des 5.000 salariés, dont 3.000 en CDI, doivent être prolongées.

Alors que la direction dit attendre une meilleure conjoncture pour redémarrer les hauts-fourneaux, les syndicats craignent que leur arrêt prolongé ne soit que le prélude à un démantèlement du site.

Vincent Kessler, avec Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal

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  • M6486201 le lundi 20 fév 2012 à 16:54

    M3101717 Tu touche combien par le PS à casser du Sarko à longueur de journée? C'est déclaré? En plus si c'était intéressant..............

  • baljo le lundi 20 fév 2012 à 14:50

    @ M4841131 et toi tu n'as retenu que ça?

  • M4841131 le lundi 20 fév 2012 à 13:53

    la cgt est passé au journal, le syndicaliste (enfin l'abr.uti) était fier de dire qu'il s'est assis dans le fauteuil du DG, quel niveau, on comprend mieux à quoi sert la cgt

  • M3101717 le lundi 20 fév 2012 à 11:56

    Je ne me rappelle pas avoir vu des images de Mitterrand la main sur le coeur sur un site industriel en perdition et pormettant que tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes juste du fait de sa visite ou promettant le grand soir en donnant rendez-vous pour dans six mois sans jamais revenir. SaRKO a tout de même un style qui lui est propre, non ? Et ça n'est pas très clean ;-)

  • M4154134 le lundi 20 fév 2012 à 11:32

    on voit que certains n'ont pas connu la politique industrielle de Mitterand et ses annonces sur la sidérurgie en 1981 !

  • M3101717 le lundi 20 fév 2012 à 11:14

    Une France Forte, un président par intérim, des salariés au chômage !

  • dan.mazo le lundi 20 fév 2012 à 10:51

    Elle est belle" la politique industrielle de Sarko!