Les salafistes tunisiens tissent leur toile dans l'ombre d'Ennahda

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REPORTAGE - Les salafistes sont soupçonnés de préparer le terrain pour une radicalisation de la politique dans le futur. Des soupçons de manipulation illustrant la fracture qui traverse désormais la société tunisienne.

Le ton monte entre les islamistes radicaux et le camp des laïques. La semaine dernière, des dizaines de salafistes ont bloqué l'entrée de la faculté des lettres de la Manouba à Tunis après qu' «une s½ur» s'est vu refuser l'accès à une salle d'examen car elle portait le niqab. Organisés, ils utilisent désormais le campus pour se faire entendre. Certains sont étudiants à l'université, mais la «majorité viennent de l'extérieur», assure le doyen de la faculté, qui a été contraint mardi de suspendre les cours. Samedi dernier, des milliers d'islamistes, partisans de Hizb ut-Tahrir -parti de la libération, salafiste et non reconnu-, militants d'associations intégristes mais aussi militants d'Ennahda, ont par ailleurs convergé vers la place du Bardo, devant l'Assemblée des députés, pour répondre au sit-in de partisans de la gauche moderniste.

Aile ultraradicale

Bilal, jeune salafiste souriant, explique: «Nous sommes tous des musulmans et maintenant que no

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