Les salafistes tunisiens montent en ligne

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La surenchère des fondamentalistes divise autant la société que le camp islamiste.

Dans la famille salafiste, il y a Ridha Belhaj, porte-parole du parti - non autorisé - Hizb et-Tahrir (Parti de la libération). Visage glabre et complet-veston, ce professeur d'arabe, diplômé de Normale sup, a désormais pignon sur rue. Depuis le début de l'année, il enchaîne les interviews avec les médias occidentaux accusés pourtant de diaboliser sa formation. Il y a quinze jours, ses camarades du sexe opposé ont organisé un congrès dans un palace de Gammarth, la banlieue chic de Tunis, pour exalter «le califat, source lumineuse des droits de la femme». En somme, Hizb et-Tahrir se «normalise» bien que Ridha Belhaj reste convaincu que «la démocratie est une utopie, une illusion, un décor au service du capital international» et que la seule alternative est un État théocratique. Alors bien sûr, lorsque Rached Ghannouchi, le «patron» d'Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, a annoncé la semaine dernière qu'il n'y aurait pas de référence à la charia (la loi

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