Les salafistes mettent au défi l'État tunisien

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Une exposition d'art contemporain a servi de prétexte aux extrémistes pour déclencher des émeutes.

Jamais la Tunisie n'avait connu des violences d'une telle ampleur depuis la révolution et les quelques semaines qui suivirent la chute de Ben Ali. Dans la nuit de lundi à mardi puis le lendemain, des émeutiers ont incendié ou vandalisés des commissariats, une annexe de tribunal ainsi que d'autres symboles de l'État tout autour de Tunis et ont été confrontés aux forces de l'ordre. La colère s'est limitée dans un premier temps aux alentours de Tunis, dans les banlieues bourgeoises que sont Carthage ou La Marsa ou dans des quartiers plus populaires de la capitale, avant de s'étendre à d'autres villes du pays comme Sousse ou Jendouba.

Selon plusieurs témoins, des hommes aux attributs salafistes seraient les auteurs de ces troubles. Le ministère de l'Intérieur confirme, précisant toutefois que des voyous, auteurs de pillages, ont gonflé les rangs des émeutiers dont il est difficile d'estimer le nombre.

Un jeune homme de 22 ans, présenté comme salafiste, a trouvé la mort

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