« Les Saisons » : des acteurs plus vrais que nature

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Image extraite du documentaire de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.
Image extraite du documentaire de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.

Le nouveau documentaire de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud réalise la prouesse de créer une infinie proximité entre la caméra et les animaux.

Croiser leur regard confortablement installé dans son fauteuil, quel privilège ! Dans Les Saisons, le nouveau film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud (en salles le 27 janvier), les animaux de nos forêts plantent résolument leurs yeux dans les nôtres. Ecureuil, hérisson, chouette, mais aussi loup, ours, lynx, renard, biche… Tous de face. Et parfois de si près qu’on croirait les toucher. Comment filme-t-on frontalement une meute de loups poursuivant des chevaux de Camargue ? Un lynx bondissant dans la neige sur une biche en fuite ? Un écureuil grignotant sa noisette ? Pour capturer ces images ­fabuleuses, mieux vaut avoir de bons atouts : une immense préparation, une infinie patience et un solide sens de l’improvisation.

Jacques Perrin, en tant que producteur ou réalisateur, avait déjà consacré trois films au monde animal : Microcosmos. Le peuple de l’herbe (1996), Le Peuple migrateur (2001) et Océans (2010). Trois incursions dans le monde sauvage, qui, selon ses propres termes, tiennent plus du « conte naturel » que du documentaire : le commentaire y est succinct, les personnages filmés comme le sont les acteurs dans les films de fiction. Mais ces acteurs-là sont à poils, à plumes ou à écailles, et ils ne joueront le jeu que sous des conditions très particulières. Un studio en plein champ pour les insectes de Microcosmos, un ULM pour les oiseaux du Peuple migrateur, un sous-marin tracté et un système de sonorisation sophistiqué pour les habitants d’Océans… Soit, pour chaq...

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