Les sages «dénoncent, vilipendent? pour être utiles»

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DÉCRYPTAGE - Philippe Seguin a profondément modifié le rôle de la Cour des comptes, instaurant un véritable «droit de suite».

Quand Philippe Séguin s'est installé en 2004 dans son grand bureau de la rue Cambon à la tête de l'institution bicentenaire, on se doutait bien qu'il n'avait nullement l'intention de faire de la figuration... Traquer les gaspillages, pointer les dysfonctionnements, dénoncer les choix politiques coûteux, pourfendre les erreurs de gestion: voilà une mission qu'il estimait lui aller comme un gant.

Mais l'ancien ministre de droite a rapidement eu confirmation que les milliers de pages noircies chaque année par les sages servaient surtout à remplir des armoires. Il a donc, dès son arrivée, ferraillé avec succès pour affranchir la Cour des comptes de la tutelle budgétaire du ministère des Finances, qui avait tendance à s'agacer un peu ouvertement des rappels à l'ordre sur sa politique.

Au bout de deux ans, Philippe Séguin f...



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