Les risques sont encore trop importants pour que BNP Paribas IP abandonne sa position prudente

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(AOF) - Dans leur point hebdomadaire sur l'allocation d'actifs, Joost van Leenders et Colin Graham, de l'équipe Solutions multi-actifs de BNP Paribas IP, identifient encore plusieurs risques qui pèsent sur les marchés financiers et qui justifient le maintien d'un positionnement prudent. D'abord, les rendements à dix ans aux États-Unis ont dépassé 1,8 % pour la première fois depuis mai. "Si tout allait bien, les marchés d’actions devraient pouvoir composer avec cette hausse des taux obligataires", notent les deux experts.

Avant de signaler que "tout ne va pas bien" : "les données économiques récentes ont montré des faiblesses ; les perspectives politiques aux États-Unis ne cessent d'évoluer ; l'Europe n'est pas non plus exempte de risques politiques ; et les actions ressortent chèrement valorisées en comparaison historique".

"Il n'est pas facile de trouver des classes d'actifs attrayantes en cette période, mais, dans un contexte de croissance et d'inflation faibles, les obligations d'entreprises ont tendance à surperformer les actions. Les obligations indexées sur l'inflation de la zone euro paraissent intéressantes, en particulier parce qu'elles reflètent une vision trop pessimiste de l'inflation future", concluent Joost van Leenders et Colin Graham, de l'équipe Solutions multi-actifs de BNP Paribas IP.

Les deux gérants pointent également la persistance de risques liés aux pays émergents. Pour Joost van Leenders et Colin Graham, l'impact d'un assouplissement monétaire est déjà intégré dans les cours et une appréciation du dollar - alors que la Fed a toutes les chances de remonter ses taux le mois prochain - serait défavorable.

"Sur le plan des devises, nous percevons également la Chine comme un risque. Le renminbi a nettement reculé face au billet vert sans que les marchés n'y prêtent guère attention. Les sorties nettes de capitaux sont reparties à la hausse récemment et ont conduit les autorités à prendre des mesures pour les freiner. Si les flux reflétaient essentiellement des remboursements d'emprunts privés en début d'année, ils semblent aujourd'hui davantage traduire des fuites de capitaux", ajoutent Joost van Leenders et Colin Graham.

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