Les riches ont maintenant leur Airbnb

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Le Collectionist propose de luxueuses villas à la location assorties de services haut de gamme, tels qu'un cuisinier ou un service quotidien de ménage. Le concept fait fureur auprès des étrangers fortunés.

Vous avez testé Airbnb et vous avez adoré? Passez à l'étape supérieure avec Le Collectionist. Le site web de cette start-up propose des villas de rêve en location, avec certaines options appréciables en vacances, telles que la mise à disposition d'un cuisinier ou un service de ménage quotidien. Mais ce luxe a un prix: entre 7500 et 10.000 euros la semaine à Deauville et jusqu'à 110.000 euros à Saint-Tropez.

C'est à l'occasion d'un voyage à Barcelone qu'Olivier Cahané découvre les joies et les limites de la location via Airbnb: les prestations de l'appartement qu'il avait loué n'étaient pas à la hauteur des photos alléchantes présentées sur le site. Pourtant, le concept continue de connaître le succès, preuve qu'il existe une demande grandissante sur ce marché. Olivier Cahané planche alors avec deux acolytes, Max Aniort et Eliott Cohen-Skalli, sur un concept qui allie l'intimité que recherchent les vacanciers à des prestations haut de gamme dignes des plus grands hôtels. En 2013, Le Collectionist voit le jour.

Les étrangers séduits par le concept A Deauville, la plupart des villas à louer ont vue sur la plage.
A Deauville, la plupart des villas à louer ont vue sur la plage.

«Ce n'est pas la location en soi qui est au coeur de notre activité mais bien les services complémentaires que nous proposons», souligne Max Aniort. Dans chaque ville où elle a des villas à louer, la start-up peut compter sur une personne de confiance qui joue le rôle de «concierge». Elle accueille les locataires, procède à l'état des lieux mais vérifie également tout au long du séjour que tout se déroule selon leurs souhaits. Selon les desiderata des locataires, cuisiniers et femmes de ménage peuvent également être compris dans la location. Un partenariat avec la marque de joaillerie et parfumerie haut de gamme Bulgari assure aux vacanciers un approvisionnement quotidien en produits de toilette tout ce qu'il y a de plus chic.

Du côté des propriétaires, pas d'inquiétude. Le Collectionist ne loue le bien qu'à «des clients sûrs». Pas question de réserver en un seul clic ce châlet avec salle de fitness et hammam pour dix personnes à Megève. «Avant la location, nous avons le client entre cinq et dix fois au téléphone. Nous discutons des raisons pour lesquels il vient et nous débriefons ensuite avec le propriétaire», explique Max Aniort. La clientèle se compose majoritairement de familles, dont les parents «travaillent dans la finance ou sont entrepreneurs» et viennent de l'étranger: Anglais, Américains et Russes raffolent de ce nouveau concept, alors que de nouvelles demandes émergent également du Moyen-Orient. «Ils ont envie d'une certaine intimité, sans avoir à s'embêter avec les tracas du quotidien.»

De nouvelles destinations à l'étude

Après une saison test l'année dernière avec seulement quelques villas proposées à la location à Saint-Tropez et Deauville, Le Collectionist a étoffé son offre et débuté l'année en fanfare. «En seulement quatre mois, notre chiffre d'affaires est équivalent à celui de toute l'année 2013», se réjouit Max Aniort sans toutefois se montrer plus précis. Le business model de la start-up est pourtant étonnant: si elle prélève une commission sur le montant de la location, cette dernière n'est pas à taux fixe. Celui-ci est décidé en accord avec chaque propriétaire. «Le taux de commission dépend des prestations offertes par la maison, des services souscrits par le locataire et de la durée de location», décrypte Max Aniort.

Le Collectionist propose aujourd'hui près d'une centaine de biens luxueux à la location, dont certains ne sont pas affichés sur le site pour des raisons de confidentialité. La start-up attend la fin de la saison estivale pour faire un premier bilan et envisager de se développer, notamment à l'étranger. «Nous avons trois ou quatre destinations en vue mais tout dépendra des personnes de confiance que nous trouverons sur place», tempère Max Aniort. Des partenariats avec des marques de luxe sont également à l'étude. Pour que les prestations soient à la hauteur des attentes des clients jusque dans les moindres détails...

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  • dlabore le lundi 21 avr 2014 à 09:59

    Le concept fait fureurLes pauvres ont leur resto du coeur,cuisinier,service compris,et leur hotel o de gamme,armee du salut !!!!! les prestations sont à la hauteur des attentes des clients jusque dans les moindres détails...1 millon de personnes se pressent chaque jour La start-up attend la fin de la saison estivale pour faire un premier bilan et envisager de se développer.