Les révolutions arabes, un casse-tête pour Obama

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À Washington, le président américain est partagé entre sa volonté de mettre fin au bain de sang et la crainte de s'embourber dans un troisième conflit sans fin en terre d'islam.

Intervenir militairement ou ne pas intervenir? Voilà que cette question qui a hanté ses prédécesseurs -de Ronald Reagan au Liban à Bill Clinton au Rwanda et en Bosnie, en passant par Bush père et fils en Irak- vient ébranler Barack Obama dans ses certitudes. Lui qui s'était présenté comme l'homme du retrait d'Irak se retrouve confronté au dilemme déchirant qui rattrape un jour chaque patron des États-Unis: assister impuissant au massacre orchestré par les forces restées fidèles au régime Kadhafi contre son peuple en insurrection. Ou s'engager militairement dans une bataille, en passe, peut-être, de se transformer en guerre civile complexe et imprévisible.

Espérant donner le coup de grâce au régime du dictateur libyen, Obama avait sorti le grand jeu la semaine dernière, appelant le tyrannique colonel à quitter immédiatement le pouvoir. En consultation avec ses alliés, Hillary Clinton avait annoncé que «toutes les options étaient sur la table», y compris l'op

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