Les "révoltés" du Grand Paris

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Les révoltés s'inquiètent du risque d'une spoliation des pouvoirs et des ressources des communes.
Les révoltés s'inquiètent du risque d'une spoliation des pouvoirs et des ressources des communes.

Ils s'autoproclament le "Collectif des maires en colère". Les onze signataires lancent aujourd'hui un appel à la rébellion contre le projet du Grand Paris. Dans leur manifeste, qui prend la forme d'un document de trois pages à l'en-tête "J'aime ma ville", ces élus franciliens dénoncent pêle-mêle "deux couches supplémentaires au mille-feuille administratif", "une spoliation des pouvoirs et des ressources des communes" ainsi qu'un "risque de congestion administrative".

Les "révoltés", qui représentent plusieurs départements de petite et grande couronne à l'exception notable de l'Essonne, sont emmenés par quatre chefs de file : Didier Gonzales, maire de Villeneuve-le-Roi, pour le Val-de-Marne, Philippe Pemezec, maire du Plessis-Robinson, pour les Hauts-de-Seine, Thierry Meignen, maire du Blanc-Mesnil, pour la Seine-Saint-Denis, et Philippe Brillault, maire du Chesnay, pour les Yvelines. Figurent également parmi les frondeurs quelques "figures" de la droite francilienne, telles que Patrick Balkany (Levallois-Perret) ou encore Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Puteaux).

"Nouveau 49.3"

Tous ces élus de l'opposition s'inquiètent de la récupération par le gouvernement d'un projet à l'origine consensuelle, puisqu'il s'agissait pour les villes de banlieue de porter ensemble une série de grands chantiers d'équipement. Ils dénoncent un "nouveau 49.3" de Matignon, accusé de vouloir faire passer ce texte à marche forcée, sans respecter la procédure...

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