Les rêves de grandeur des fabricants de téléviseurs

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Les constructeurs misent sur les écrans de plus de 1,30 mètre pour séduire les consommateurs.

Place au rêve. Les fabricants de téléviseurs veulent que leurs produits redeviennent un objet de désir pour le grand public. Après avoir changé de télé lors du passage à l'écran plat et à la télé numérique, les consommateurs céderont-ils aux sirènes des nouveaux téléviseurs?

À l'IFA, le salon de l'électronique grand public de Berlin, les fabricants se sont lancés dans une surenchère à la plus grande diagonale et à la plus belle qualité d'image. Un argumentaire plus simple à faire passer auprès du plus grand nombre que celui, au combien plus complexe, sur la smart TV ou la 3D. À tel point qu'à Berlin les téléviseurs de plus de 50 pouces (1,30 mètre) de diagonale sont la nouvelle norme. Cette inflation de la taille des écrans est rendue possible par l'amélioration de la technologie Oled (qui permet d'obtenir encore plus de contraste qu'avec les Led) et par le nouveau format d'affichage 4K (quatre fois la définition de la haute définition).

La course au gigantisme se justifie aussi par l'effondrement des prix des télés de moins de 40 pouces. Le prix moyen d'un téléviseur en France s'établit désormais à 414 euros, selon GfK. Les grandes tailles se vendent à des tarifs encore très élevés: 13.000 euros pour le 84 pouces chez LG, et 9000 euros l'écran Oled de 55 pouces et 4 millimètres d'épaisseur. Mais le chinois Haier veut jouer les trouble-fête. «Le marché des grandes tailles ne décollera vraiment que quand les prix passeront sous le seuil de 1000 euros», explique René Aubertin, le président de Haier Europe, qui va commercialiser une télé de 50 pouces à 900 euros.

Relancer l'intérêt de la 3D

Samsung a, lui, choisi de mettre en avant un écran de 55 pouces, Oled et «multiview»: une technique qui permet à deux personnes de regarder deux programmes différents en même temps sur le même écran de télé. En fait, les images sont diffusées en 3D et chaque téléspectateur chausse des lunettes avec lesquelles il ne voit que l'émission qui l'intéresse. De quoi mettre tout le monde d'accord devant la TV, selon Samsung, mais à condition d'accepter d'avoir chacun un casque sur les oreilles. LG préfère mettre en avant ce principe pour les jeux vidéo: par exemple, pour une course automobile, chaque joueur «conduit» sa voiture en plein écran et non pas sur un écran partagé. Cet usage de la 3D pourrait relancer l'intérêt des consommateurs pour le relief. «Sur les grands écrans, nos clients veulent la 3D. C'est une condition nécessaire à l'achat sans être un élément déclencheur», analyse Laurent Roussel, PDG de Panasonic France.

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  • zadivega le lundi 3 sept 2012 à 17:29

    40 pouces, 50 pouces, 80 pouces, pourquoi pas 100 orteils ? Vous ne pouvez pas traduire en mètres ou cms, la seule norme reconnue par le Système International ? Après, on se plaint d'être anglo envahis.

  • paumont1 le lundi 3 sept 2012 à 14:27

    déjà que la pseudo 3D est une esbrouffe...

  • lorant21 le lundi 3 sept 2012 à 12:08

    Voir Sébastien sur un écran de 1.30m ou en 3D, dans tous les cas, on demandera pardon à notre cerveau...