Les revenus des auteurs : la plume à la peine

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Lors du Salon du Livre de Paris en mars 2015.
Lors du Salon du Livre de Paris en mars 2015.

Toujours plus nombreux, les écrivains sont aussi toujours moins payés, même si la situation globale cache de fortes disparités.

Le Salon du livre de Paris – qui se tient du jeudi 17 au dimanche 20 mars à la porte de Versailles –, rebaptisé « Livre Paris », a décidé de se placer sous le thème du « Réenchantement ». Une étude de grande ampleur, coordonnée par le ministère de la culture et le Centre national du livre (CNL), jette une lumière crue sur la situation économique et sociale des auteurs de livres. Ces derniers, à l’origine de la création littéraire, exercent en France une forme de fascination liée au statut d’écrivain.

Pour la première fois, le nombre des auteurs dans l’Hexagone, leur rémunération et l’évolution de celle-ci sont étudiés sur trente ans, grâce notamment aux fichiers de l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (Agessa). Le magazine Livres Hebdo s’est procuré le contenu de ces études, dont l’intégralité sera rendue publique, mercredi 16 mars, lors d’une rencontre à la Société des gens de lettres (SGDL).

Ainsi, sur les quelque 200 000 créateurs enregistrés au fichier Agessa, 101 600 peuvent être répertoriés comme auteurs en 2013, dernière année de données disponibles. Ne sont pas inclus dans ce nombre les illustrateurs ou dessinateurs de BD qui seraient inscrits dans une autre caisse, et les écrivains qui n’ont perçu aucun droit cette année-là.

Sur ces 101 600 auteurs, 5 900 sont « affiliés », c’est-à-dire qu’ils ont perçu au moins 8 649 euros de droits par an provenant du livre – ce qui correspond au minimum légal pour s’inscrire à l’Agessa. Près de 97 ...

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