Les retraites complémentaires sécurisées jusqu'à fin juin

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Ce délai a été accepté par le patronat à l'ouverture des négociations sur les ­retraites complémentaires des salariés du privé. Un signe de bonne volonté.

Un geste de bonne volonté. Le patronat a accepté, jeudi à l'ouverture des négociations sur les retraites complémentaires des salariés du privé (Arrco et Agirc), de prolonger jusqu'au 30 juin l'accord actuellement en vigueur. Ce délai, que tous les syndicats réclamaient, permettra d'aborder le fond du sujet sans que plane la menace d'un abattement pouvant atteindre 22% du montant des pensions, sur les salariés qui partiront en retraite à partir du 1er janvier avant 65 ans.

«Compte tenu du climat social sur les retraites depuis plusieurs mois (…), nous avons considéré qu'il était de notre responsabilité de ne pas rajouter à l'anxiété du moment», a expliqué le chef de file patronal, a expliqué le chef de file patronal, Jean-François Pilliard (UIMM-Medef). Un «message rassurant», a salué Jean-Louis Malys (CFDT) ; «une entame de négociation positive», a convenu Bernard Devy (FO).

Les négociateurs syndicaux espèrent néanmoins boucler le dossier avant fin mars. «Ce ne sera pas de trop, parce que les marges de manoeuvre sont très limitées», juge Danièle Karniewicz (CFE-CGC). Pour mieux évaluer l'ampleur du problème, lors de leur prochaine réunion le 21 décembre, les partenaires sociaux ont commandé des simulations des effets de la réforme des retraites sur les finances de l'Arrco-Agirc. Leur scénario central table sur un chômage redescendant à 7% et un gain de productivité de 1,5% par an. Une variante plus optimiste et une plus pessimiste seront aussi testées. Mais il est probable qu'aucune d'entre elles ne montrera un retour à l'équilibre financier malgré le report de l'âge légal à 62 ans.

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