Les retards dans les travaux de construction se multiplient

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Le non-respect des délais convenus concerne 17 % des litiges dans le domaine de la construction contre 9 % l’an passé. Une forte hausse notamment due à la multiplication des travaux d’intérieur et d’économie d’énergie.

Les retards d’exécution en matière de travaux et de construction ont augmenté sensiblement en 2014 mais les malfaçons demeurent la principale cause de litige, déplore une association de consommateurs dans une étude publiée ce lundi. Les retards concernent 17 % des litiges (en hausse de 8 points par rapport à l’étude de l’an dernier), selon cette enquête réalisée par la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie).

Cette progression s’explique par une prédominance des travaux d’intérieurs, caractérisés par une «augmentation certaine» de ceux liés aux économies d’énergie, souvent plus sujets à des délais que les autres types de travaux, souligne l’association. Précisément pour ce genre de travaux, les contrats ne prévoient aucune pénalité de retard, indique la CLCV qui réclame que «le contrat mentionne obligatoirement des pénalités dues par le professionnel en cas de non-respect de la date d’achèvement des travaux». Si l’on ajoute les cas de dépôts de bilan, qui entraînent généralement un retard dans l’exécution des travaux, «un consommateur sur quatre ne voit pas les travaux achevés à la date convenue», selon l’étude.

Quant aux malfaçons, elles concernent 45 % des litiges et restent en tête toutes catégories de travaux confondus, qu’il s’agisse d’une construction de maison ou de travaux réalisés à l’extérieur ou l’intérieur du logement, selon l’enquête. Montrant les «carences du professionnel», elles se traduisent par exemple par des fissures importantes, un mauvais ou non fonctionnement d’un élément d’équipement, ou encore le non-respect de normes.

Les malfaçons sont de plus en plus nombreuses dans le cadre des travaux extérieurs (56 % contre 48 % l’an dernier) et moins nombreuses dans les constructions de maisons individuelles (40 % contre 54 % en 2014), détaille le rapport. La CLCV a fondé son étude sur 258 dossiers ouverts depuis 2014 et qui ont soit été traités depuis par la voie amiable ou judiciaire, soit sont encore en cours de traitement.

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