Les résultats de Total en baisse au 1er trimestre

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BAISSE DES RÉSULTATS DE TOTAL AU 1ER TRIMESTRE
BAISSE DES RÉSULTATS DE TOTAL AU 1ER TRIMESTRE

PARIS (Reuters) - Total a publié mercredi des résultats en baisse au titre du premier trimestre 2014, affecté comme ses concurrents par un début d'année difficile dans les raffineries en Europe et par une baisse de 6% de sa production.

La deuxième compagnie pétrolière européenne par la capitalisation boursière, derrière Royal Dutch Shell et devant BP, qui présente pour la première fois ses résultats en dollars, a enregistré au premier trimestre un résultat net ajusté de 3.327 millions (-10%) et un chiffre d'affaires de 60,7 milliards (-5%).

La production d'hydrocarbures du groupe a totalisé 2,179 millions de barils équivalent pétrole par jour sur la période. Son repli de 6% est notamment dû à la fin d'une licence à Abou Dhabi, où les autorités ont repris en janvier le contrôle de gisements exploités par les majors depuis des décennies, ainsi qu'aux perturbations de la production en Libye et au Nigeria provoquées par des problèmes de sécurité.

Total propose un acompte sur dividende de 0,61 euro par action au titre du premier trimestre 2014, en légère hausse par rapport à celui du premier trimestre 2013 (0,59 euro).

Le groupe a également provisionné au premier trimestre une charge de dépréciation de 350 millions de dollars sur le projet géant de Chtokman, en Russie, gelé par Gazprom face à l'envolée des coûts pour l'exploitation du gisement gazier de l'Arctique russe.

Vers 11h00, l'action Total cède 0,64% à 51,16 euros, sous-performant l'indice des valeurs européennes du pétrole et du gaz qui progresse à la même heure de 0,70%.

Le concurrent anglo-néerlandais Shell, qui a provisionné une charge de 2,9 milliards de dollars sur son activité raffinage en Europe et en Asie, et qui compte céder des raffineries dans quatre pays, progresse de 3,9%.

DÉBUT DE REDRESSEMENT DES MARGES AU T2

Total a annoncé en février son intention de réduire ses coûts et confirmé la baisse de ses investissements, le groupe misant également sur la hausse de sa production pour améliorer sa génération de trésorerie. Le groupe a également indiqué que ses marges de raffinage étaient tombées à un plus bas de quatre ans au premier trimestre, avec un indicateur inférieur de 75% à son niveau du premier trimestre de 2013.

L'impact de la forte dégradation des marges de raffinage en Europe a été limité grâce aux actions d'amélioration de performance engagées dans cette branche", a déclaré le PDG Christophe de Margerie dans le communiqué.

Le ralentissement économique pèse depuis plusieurs années sur la demande pétrolière en Europe, et les sites de raffinage souffrent de surcapacités. Le secteur en France a été marqué par l'arrêt de l'activité raffinage de Total à Dunkerque en 2010, et par l'arrêt de l'activité de la raffinerie de Petit-Couronne après la faillite en 2012 de Petroplus.

Total a précisé que ses marges en Europe avaient commencé à se redresser au deuxième trimestre, mais que les travaux de maintenance prévus sur ses sites allemand et néerlandais de Leuna et Vlissigen allaient se faire sentir sur les niveaux de production.

En ce qui concerne l'amont, le groupe a dit s'attendre au démarrage de grands projets en Angola fin juin, puis en Ecosse et au Nigeria au second semestre.

Le résultat du premier trimestre a également été pénalisé par une baisse de 4% des cours du Brent et une hausse de 20% des coûts d'exploration. En données non ajustées, il ressort en hausse de 71%, le trimestre de comparaison de 2013 ayant été marqué par une lourde charge de dépréciation sur un projet au Canada.

(Michel Rose, Benjamin Mallet et Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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